Les 3 phénomènes du vieillissement : l’acidose

Voilà, je commence une série de 3 articles qui me tiennent à cœur. 3 articles pour expliquer pourquoi le corps vieilli. Comme ça c’est pas super joyeux. Mais quand on y réfléchit, si on comprend le problème, généralement on sait y remédier plus efficacement. Un tour de magie n’a rien d’extraordinaire quand on connait le « truc ».

C’est un peu pareil ici, je vais essayer de vous expliquer le mieux possible les « trucs » de la nature, de l’anatomie et de la physiologie pour que vous compreniez comment y remédier (en partie, bien entendu). Alors, oui, il y aura un peu de chimie mais je vais y aller progressivement et surtout pensez à me poser des questions en commentaires si certaines choses ne sont pas claires.

Il y a 3 phénomènes du vieillissement : 2 sont « naturels » et le 3e est « alimentaire ».

Les deux phénomènes naturels sont l’acidose (oui on s’acidifie) et l’oxydation (oui on rouille). Le 3e phénomène, alimentaire, est la glycation (oui on caramélise).

Aujourd’hui, on parle du premier cité. J’appelle à la barre : l’acidose.

Le pH (ou potentiel Hydrogène)

Comme toute chose, tout est une question d’équilibre. Comme avec la température de 37°C, le corps fonctionne de façon optimale à un certain pH. Le pH mesure la quantité d’hydrogène dans un liquide, un milieu, une substance. Il varie de 1 à 14. Quand on dit pH 1, c’est hyper acide (ça attaque tout) et quand on est à pH 14, c’est hyper basique comme la soude (ça attaque tout aussi, le Destop c’est de la soude et ça attaque les bouchons dans les canalisations). Rappelez-vous en cosmétique, les crèmes, les gels douches, les savons,…on dit souvent pH neutre. Ca, c’est que le pH est à 7. Il n’attaque pas car il y un parfait équilibre entre acides et bases (pour ces derniers on dit aussi alcalins)

Le pH - LA SCIENCE PAR LES IMAGES :)

Là où le corps humain est fascinant c’est qu’il fait cohabiter des zones en pH neutre tout près de zones au pH acide.

Un exemple : l’œsophage ce long tube qui relie le fond de la bouche à l’estomac est à pH 7 alors que l’estomac est à pH 2 car présence d’acide gastrique pour digérer les protéines. Ces deux tissus sont séparés par un sphincter (une sorte de muscle rond qui ne laisse rien passer…un peu comme une vanne). Cependant, quand l’estomac est trop plein (après un bon repas), le sphincter peut s’ouvrir et l’acide gastrique peut remonter le long de l’oesophage ce qui est très douloureux (c’est une des causes du reflux gastro-œsophagien ou RGO). C’est douloureux car le tissu de l’oesophage n’est pas du tout fait pour vivre en milieu acide, à la différence du tissu de l’estomac qui est protégé physiologiquement de l’acidité ambiante par un mucus (une sorte de liquide visqueux) produit par des cellules qui composent ledit tissu gastrique et qui sont absentes dans le tissu œsophagien…fascinant et rudement bien fait!!!

Ca c’est un exemple mais en règle générale, les cellules du corps ont besoin d’un milieu à pH 7,4 pour fonctionner de façon optimale. Le milieu doit dont être légèrement alcalin.

L’équilibre acido-basique

Comme vous pourrez le constatez sur le diagramme ci-dessous, les variations de pH ne sont pas tolérables pour le corps et les cellules.

Source : Christopher Vasey

On voit bien que le pH ne peut pas aller au delà de 7,8 (on dit qu’on est en alcalose car le milieu est devenu trop alcalin) ou en dessous de 7,35 (on dit acidose car le milieu est trop acide).

En réalité, il faut impérativement que les liquides autour et dans la cellule maintiennent ce pH à 7,4 pour avoir un fonctionnement optimal.

Le problème c’est qu’il y a de nombreuses sources d’acidité :

  • La première c’est l’activité des cellules qui, pour construire des protéines, respirer et créer de l’énergie, dégage des déchets et notamment des acides (on dit que c’est une source endogène car elle vient de l’intérieur du corps). Sur cela, on ne pourra pas faire grand chose;
  • La deuxième c’est l’environnement dans lequel nous vivons qui est un parfait cocktail pour créer de l’acidose tout seul : une alimentation moderne acidifiante, un sommeil aléatoire et du stress.

Toutefois, le corps est une machine merveilleuse qui a de la ressource. Enfin des ressources en l’occurrence, des ressources (ou réserves) de minéraux basiques ou alcalins. Il va utiliser ces « bases » pour neutraliser les acides (on dit qu’il va « tamponner » les acides, d’où le nom de système tampon qu’on utilise aussi).

A chaque fois qu’il y a de l’acidité, le corps va donc « lâcher » des solutions alcalines en réserve pour provoquer la réaction chimique suivante :

acide + base = sel neutre (pH neutre) + eau

Et le corps sait éliminer l’eau (par l’urine) et les sels neutres (par les reins et l’urine). C’est donc magique (en fait chimique) et tout va bien…

…pas si sûr car comme évoqué plus haut, notre mode de vie est très acidifiant et les réserves alcalines de notre corps ne sont pas illimitées. Si on ne prend pas tout ça un peu au sérieux, l’excès chronique d’acidité va s’installer et s’aggraver petit à petit pour déboucher vers l’acidose. Malheureusement, un terrain en acidose (on dit « acidifié » pour simplifié) c’est le lit à toutes sortes de désagréments ou de maladies. Et c’est sur un terrain acidifié que l‘inflammation chronique va s’installer. Il s’agit, ici de prendre conscience de la chose.

C’est un peu comme le traitement qu’on fait à la planète en surexploitant ses ressources. Il faut limiter la source des acides et préserver ses ressources alcalines. Nous verrons les techniques naturo en fin d’article.

Les conséquences de l’acidose

Plus l’acidose s’installe, plus le corps va puiser dans ces réserves alcalines. Mais où se trouvent-elles ces réserves alcalines?

Principalement dans les os et les dents et un peu dans les tissus. Ca veut donc dire que plus le mode de vie est acidifiant (nourriture, sommeil, stress), moins il y aura de minéraux pour tamponner l’excès d’acidité. Moins de minéraux, c’est la déminéralisation qui progresse et qui fragilise les tissus.

On comprend bien que si les minéraux s’échappent des os et des dents, il va y avoir des problèmes comme de l’ostéoporose, des déchaussements de dents,…

Les acides non éliminés vont donc se stocker dans le corps, notamment sur les articulations ce qui peut provoquer des tendinites chroniques (muscles), de l’arthrite, des lumbagos, de la sciatique ou de l’arthrose. On dit généralement que les craquements osseux (au niveau du coup) sont un signes d’acidose.

L’excès d’acide va également provoquer des problèmes sur les organes chargés de les éliminer : notamment les reins (des brûlures urinaires, des cystites peuvent être un signe d’acidose) ou la peau (craquelure, démangeaisons,…).

Mais les problèmes articulaires ne sont pas les seuls conséquences d’un terrain acidifié :

  • on peut également citer la fatigue (le corps n’est plus dans les normes physiologiques ce qui l’épuise),
  • des micro-lésions de la peau (comme on l’a vu) ou des tissus au contact de l’extérieur (poumons et système digestif), ces micro-lésions vont faciliter le passage de bactéries ou de virus qui vont provoquer davantage d’infections,
  • généralement, en naturo, on considère que toutes les inflammations aigues (tous les soucis qui finissent en -ite) : sinusite, arthrite, tendinite, cystite,…) sont un signe clair d’acidose…pensez-y quand vous n’arrivez pas à vous débarrasser d’une tendinite après 10 séances de kiné,
  • le système nerveux est plus sensible : dépression, stress, mauvais sommeil
  • les phanères sont fragilisés : cheveux ternes ou chute de cheveux, ongles dédoublés ou striés,…

Ca fait quand même pas mal de chose…

Sources d’acidose

J’en retiendrai 3 pour ne pas surcharger cet article qui est déjà bien fourni 😉

L’alimentation : Notre alimentation moderne est acidifiante; il faut revenir à des aliments moins transformés, bio et surtout de saison (on oublie les tomates en hiver!!!)

  • Les aliments acides : tout ce qui a un goût acide (vinaigre, épinard, oseille, rhubarbe, agrumes), le café,
  • Les aliments acidifiants : toutes les protéines sont acidifiantes mais les protéines animales le sont davantage, le lait et produits laitiers sont hyper acidifiants (entre autres choses), le sucre est très acidifiant, les oléagineux (sauf les amandes)

Le stress est beaucoup plus acidifiant que l’alimentation donc sa gestion est essentielle à l’équilibre et à la santé

  • Un excès de stress entraîne adrénaline et cortisol qui, secrétés de façon chronique, sont délétères pour le corps,
  • Un excès de stress capte le magnésium et la calcium du corps, substance alcalines indispensables à l’équilibre acido-basique, et qui va venir perturber la 3e source d’acidose qu’est l’alternance veille-sommeil.

Le Sommeil est indispensable à l’équilibre général du corps. La phase de détoxification se faisant la nuit, il est important de bien dormir. Si vous dormez mal, prenez les mesures qui s’imposent pour restaurer le sommeil. Au delà de l’acidose, dormir est fondamental pour être en santé. C’est d’ailleurs le sujet d’une des conférences que je donne en entreprise.

Remèdes naturelles à l’acidose

  1. Adopter une alimentation saine : moins de viande, moins de lait, moins de sucres (y compris pain blanc, pâtes blanches,…), moins de plats industriels plus d’aliments alcalins et plus de fibres (légumes, fruits remplis de vitamines et de minéraux, à consommer le plus cru possible, si vos intestins vous le permettent), plus d’eau
  2. Oxygénation : facile à la campagne (balade en forêt, au bord de la mer,…), plus difficile en ville mais pensez à de l’exercice physique même chez vous (confinement oblige) avec transpiration pour éliminer les excès d’acides. Le bol d’air Jacquier est un super produit anti-acidose,
  3. Alpha-thérapies (ce terme regroupe toutes les techniques permettant de mettre notre corps au diapason des ondes alpha, celles de la détente et de la relaxation) afin de gérer le stress : relaxations, cohérence cardiaques, sophrologie, respiration ventrale. Une aide extérieure est parfois nécessaire pour cela
  4. Reminéralisation : la prêle et l’ortie sont d’excellente reminéralisante. En infusion ou en EPS (extrait de plantes standardisées)
  5. Drainage : l’hiver n’est pas propice aux drainages mais dès le printemps, pensez à aider votre foie (desmodium, chardon-marie,…), vos reins (sève de bouleau, piloselle, frêne,…) et votre peau (bardane) à éliminer l’excès d’acidité.
  6. Restaurer votre sommeil : moment calme le soir, tisanes, méditation, lecture, musique…à vous de trouver ce qui marche mais ne laisser pas les insomnies s’installer trop longtemps. Au pire, de la mélatonine quelques jours de suite peuvent remettre l’horloge interne dans le bon sens.

Avant- dernier point

Vous aurez compris que le jus d’orange est à bannir (surtout en hiver, aberration totale) ainsi que les autres agrumes. Le citron est un cas à part car il peut être acidifiant (sur des personnes longilignes) ou basifiant (sur des personnes brévilignes). C’est au cas par cas et là, il vaut mieux voir un professionnel de santé.

Ce qui est sûr c’est que l’huile essentielle de citron n’est pas acidifiante car elle est issue du zeste et non du jus. En plus, elle protège le foie donc un geste santé le matin, c’est 2 gouttes d’huile essentiel de citron dans un verre d’eau à jeun.

Derniers points 😉

Vous trouverez facilement sur internet la liste des aliments acides, acidifiants et alcalinisants. Je ne la mets pas dans cet article à dessein car les généralités ne sont pas forcément adaptées à vous et votre mode de vie. L’individualisation est de mise, ici encore.

L’indice PRAL (Potential Renal Acid Load) mesure l’effet acidifiant ou alcalinisant des aliments consommés, par l’intermédiaire de la mesure de l’acidité des urines produites par la suite. C’est intéressant de le connaitre pour faire sa petite enquête quant à son alimentation.

Christophe Vasey, naturopathe suisse a fait un excellent travail de synthèse avec deux livres :  « L’équilibre acido-basique » ou « Gérez votre équilibre acido-basique » .

C’est tout pour cette fois.

Merci encore de votre fidélité. J’écris à raison d’un article par mois car ils prennent longtemps à écrire. Et comme ça je vous submerge pas de newsletter 😉

N’hésitez pas à me questionner si des éléments ne sont pas clairs. Je répondrai avec plaisir.

Prenez soin de vous.

Laurent LE GOFF

La guerre tous les jours : le système immunitaire partie 2

En annonçant une « partie 1 », je ne pouvais que faire une « partie 2 », surtout que je n’ai pas développé ce que c’est que l’immunité innée (ou non spécifique). C’est l’objet de cette 2e partie avec un petit focus (qui en appelera un plus grand) sur l’inflammation chronique, mal moderne désagréable et potentiellement responsable de pas mal de désagréments.

Petit récap’

On a donc dit que l’immunité c’est la faculté du corps à faire la distinction entre le « soi » et le « non-soi » et qu’il est sur le pied de guerre 24h/24. C’est déjà un signe qu’il faut pouvoir le laisser tranquille autant qu’on peut ; sauf que nos sociétés modernes ne lui laisse pas cette chance. On verra en fin de post deux mesures hygiénismes toute simples qui sont indispensables à notre système de défense.

On a vu l’immunité acquise qui se sépare en :

  • immunité cellulaire : des cellules du système immunitaire qui présentent l’antigène à un lymphocytes T qui se multiplient pour attaquer les cellules endommagées
  • immunité humorale : des lymphocytes qui présentent l’antigène à un lymphocytes B qui va produire des anti-corps qui sont envoyés sur la zone à défendre, via le sang et la lymphe. Les anti-corps s’attaquent directement au virus ou à la bactérie.

L’immunité innée : rôle de l’inflammation

Avant que cette immunité ne soit activée, il y a l’immunité innée. Cette immunité intervient quand le pathogène a réussi à passer les barrières évoquées dans la partie 1 (les barrières sont davantage assimilées à un système de défense qu’au système immunitaire). Cette immunité compte des acteurs, des cellules :

  • des macrophages qui mangent les pathogènes (on dit qu’ils sont doués de phagocytoses (« phage », ça veut dire « manger » en grec)) ;
  • des cellules tueuses sobrement appelées NK pour Natural Killers. Ce sont des sortes de samouraïs 🔪 qui tuent un grand nombre de microbes et certaines cellules tumorales.

Cette immunité compte surtout une scène, un théâtre qu’est l’inflammation. En effet, à partir du moment où un agent extérieur pénètre dans le corps, se met en place une cascade de réactions physiologiques permettant notamment aux macrophages et aux NK d’arriver hyper vite sur place. C’est le rôle de l’inflammation de faire ça : elle va notamment provoquer un dilatation des capillaires sanguins (des petites veines et artères qui transportent les globules blancs) pour qu’il y ait plus de ces cellules sur une zone limitée. Les globules blancs vont alors s’extirper des capillaires et être attirés vers le pathogène. Dilatation = augmentation du débit sanguin et œdème, c’est pour ça que ça devient rouge et que ça gonfle.

Il y a ensuite un véritable combat entre le pathogène et les cellules de l’immunité innée, à l’issue duquel il y a un vrai champ de bataille avec pleins de cadavres des deux côtés. Ce champs de bataille, on le connait, on le voit…c’est le pus, dont la couleur caractéristique est grosso modo la même que celles des globules…blancs (en terme techniques, les globules blancs ce sont les leucocytes car leuco- en grec signifie blanc et -cytes signifie cellules)

En dehors de ces cellules, de nombreuses substances anti-microbiennes sont secrétées par le corps :

  • les « interférons », sorte de messagers chargés de prévenir les cellules aux alentours qu’il y a un intrus,
  • le « complément » qui va activer la réaction inflammatoire…

De ce fait, dès qu’il y a intrusion d’un pathogène ça va systématiquement créer une inflammation. Et là je me dois de donner mon avis (avis partagé par les personnes qui connaissent ce mécanisme inflammatoire). Il est catastrophique de prendre systématiquement un anti-inflammatoire qui plus est anti-stéroïdien (les fameux AINS). En effet, tuer l’inflammation, c’est se priver d’une des armes les plus efficaces du corps pour combattre.

Idem avec la fièvre qui est également une réaction physiologique normale qui va potentialiser la réaction inflammatoire et donc la réponse immunitaire (elle intensifie notamment les effets des interférons et du complément); elle permet même d’inhiber la prolifération de certains microbes. Ici encore, faire baisser la température est contre-productif. C’est contre-physiologique.

Quand je pense à tous ces parents qui donnent systématiquement du Doliprane® dès que leurs enfants ont un peu de température, je suis un peu embêté car personne ne leur a expliquer qu’il faudrait mieux contrôler la température (notamment en donnant un bain avec eau à 2 degrés de moins que la fièvre, mettre des linges légèrement humides sur le front) plutôt que de la faire descendre. Ça annihile la construction du système immunitaire de l’enfant et c’est pas bon à long terme je pense…un peu comme les antibiotiques systématiques mais c’est un autre débat.

Ce qui est primordial, fondamental, essentiel à comprendre c’est que cette réaction s’arrête naturellement. Il y a toujours des cellules qui surveillent le champs de bataille et qui arrêtent la prolifération de globules blancs…c’est un vrai problème quand ça ne s’arrête pas et c’est délétère, très délétère pour le corps. Pour ceux qui ont lu sur le COVID-19, ils ont peut être vu des termes comme « orage cytokinique » ou « choc cytokinique ». C’est effectivement une des causes de la mortalité de personnes qui ont contracté le virus. La système immunitaire s’emballe et déraille au point de provoquer des problèmes respiratoires fatales.

En outre, il y a une part de la population qui est victime du phénomène dit d’inflammation chronique.

…à l’inflammation chronique

Elle va se mettre en place petit à petit et pour diverses raisons :

  • pollutions permanentes qui mettent le système immunitaire sur le pied de guerre en permanence (pollutions aériennes, pesticides, herbicides,…),
  • intoxications aux métaux lourds tel que aluminium, nickel, plomb,…,
  • mauvaise alimentation qui n’est pas « reconnue » comme bonne par le corps,
  • virus froids (comme le virus de la mononucléose, souvent bénin mais qui peut rester dans le corps et provoquer des réactions inflammatoires ponctuelles, idem pour le virus de l’herpès,…),

Il y a une analyse sanguine qui permet de voir l’état inflammatoire d’une personne c’est la CRP (on a déjà dû vous la vérifier) malheureusement, cette mesure n’est pas assez fine pour identifier une inflammation chronique. Elle le sera en partie pour une inflammation ponctuelle aigüe, en revanche.

Nous avons déjà dit que le système immunitaire est toujours sur le qui-vive mais il n’est pas toujours actif (du fait du rôle des barrières). Avec une inflammation chronique, le souci c’est qu’il est toujours actif, jamais au repos et que ça c’est pas physiologique. Ça va avoir un impact notable sur le système hormonal et notamment le taux de cortisol.

L’inflammation chronique va faire dériver des vitamines et des minéraux en permanence sur le lieu de l’inflammation et si ces minéraux sont uniquement à cet endroit, ils ne peuvent plus être aux autres endroits utiles pour le corps. Le corps va donc être en carence de ces minéraux, une fatigue permanente peut s’installer voire des maladies dégénératives. Je continuerai et développerai ces notions dans d’autres posts.

Deux technique hygiénistes pour soulager son système immunitaire

🍽️Le jeûne

En cette période de Ramadan, intéressant de mettre un coup de projecteur sur une technique vieille comme le monde, aussi ésotérique que contestée dans un pays de nourriture comme la France. Pourtant, de nombreuses études (y compris sur l’homme) suggèrent réellement un avantage à jeûner quelques jours par mois (2 à 3 jours en moyenne) ou du moins à réduire la portion calorique. Cette période propice à l’élimination du « surplus » va permettre à l’organisme de se régénérer en profondeur. Et le système immunitaire n’y échappe pas, bien au contraire.

Il faudrait faire un article dédié sur ce sujet mais je préconise pour une première approche 2 techniques qui s’en rapprochent :

  • le jeune intermittent il s’agit de reposer son organisme de toute nourriture pendant 16h. Concrètement, ca veut dire sauter le petit déjeuner ou le dîner. Je vous laisse choisir celui que vous seriez prêt à ne pas prendre. L’avantage de celui-ci c’est qu’il est possible de le faire pour des personnes même de constitution fine.
  • La monodiète il s’agit de n’ingérer qu’un seul aliment pendant une journée. La plus connue est celle de raisin (à faire en automne) mais vous pouvez en faire une à la pomme 🍎, à la compote de pomme, au riz semi-complet,…. Une seule règle : un seul aliment, rien d’autre (ça exclut l’assaisonnement). Deuxième règle : un aliment sain (ça exclut une monodiète de chocolat, de fromage, de viande rouge,…;-)

🛌🏼Le sommeil

Et oui, technique qui n’en ai pas vraiment une mais qui est tellement négligée de nos jours. J’en fais même un sujet de conférence à destination des particuliers et des entreprises.

Il est fondamental de bien dormir, et au moins 7h non stop (pour ne pas dire 8h en fait). Ici encore, on est juste sur la physiologie : le sommeil c’est le temps de repos pour le corps. C’est un besoin deux fois plus important que celui de manger..à méditer.

Pendant le sommeil, il y a 4 phases et le corps ne peut pas passer à une phase suivante sans avoir fini la précédente. C’est contraignant mais indispensable. Il se trouve que la phase dite de « reconstruction » est la 3e phase. Relativement tard du coup dans le processus de sommeil…de l’importance de la durée de sommeil.

Alors oui, le sommeil est indispensable pour faire un « reset » intellectuel mais pas que. Tout le corps en profite et le système immunitaire est remis aussi en ordre lors de cette 3e phase. Bref, faites du sommeil un allié.

Au regard de l’évolution,  « le sommeil a un coût pour toutes les espèces vivantes, car il les rend vulnérables aux prédateurs, aux piqûres d’insectes, aux dangers immédiats, précise Sylvaine Artero, chercheuse à l’Inserm. Si l’évolution a conservé le fait de dormir, c’est que l’organisme en tire des bénéfices supérieurs. Cette mise au repos permet sans doute de consacrer son énergie à d’autres fonctions« 

Ne négligez pas la nuit, la détente avant le sommeil et les étirements le matin pour faire des sas entre ces différents moments de la journée.

Voilà, merci encore de votre fidelité.

A bientôt.

Laurent

La guerre tous les jours : le système immunitaire partie 1

Bonjour,

Aujourd’hui, je m’attaque à un gros morceau : le système immunitaire. Je vais vous expliquer les grandes lignes de ce système qu’on ne connait pas encore bien d’ailleurs.

Le système immunitaire c’est l’armée dans notre corps, c’est lui qui est en charge de faire la distinction entre le « soi » et le « non-soi ».

Ca parait simple comme ça mais c’est drôlement bien fichu.

Pourquoi on parle du système immunitaire?

J’en fais un post pour deux raisons principales :

  • Parce que la période incite à expliquer encore et encore le corps humain pour mieux agir dessus : un système immunitaire en bon état est capable de nous défendre ;
  • Parce qu’il y a des « croyances » qu’il faut battre en brèche : la principale concerne l’inflammation et de surcroît l’inflammation chronique (à bas bruit ou de bas grade) qui perturbe ce système incapable de répondre à la moindre sollicitation nouvelle.

Les grands principes

Comme déjà évoqué, le système immunitaire c’est celui qui doit identifier très rapidement le « soi » (pour ne pas l’attaquer) et le « non-soi » (pour le neutraliser et l’éliminer du corps).

Mais comment fait-il? En fait c’est assez simple et très ingénieux. Sur chacune des parois de nos cellules, il y a un marqueur unique à chaque personne (comme nos empreintes digitales) : c’est le CMH (Complexe Majeure d’Histocompatibilité) ou HLA (Human Majeur Leucocytes). A l’exception des vrais jumeaux, ce système est unique. Les médicaments anti-rejets, lors de greffes, font taire ce système CMH pour que les tissus du donneur soient tolérés par le receveur.

Quels sont les organes du système immunitaires?

Il y en a 4 pour simplifier les choses :

  • le système lymphatique avec les ganglions lymphatiques (vous savez ceux qui gonflent quand on est malade => c’est juste le signe qu’il y a prolifération de cellules immunitaires) ;
  • la moelle osseuse : oui c’est à partir d’elle que toutes les cellules du sang se développent donc les globules blancs ;
  • le thymus qui va former des lymphocytes T (comme thymus, vous notez comme c’est bien foutu ;-)). Les enfants ne seraient-ils pas mieux immunisé contre le COVID-19 et les grippes du fait de la présence de cet organe dans leur corps, surtout qu’il se trouve au niveau des poumons?…il n’y a donc pas trop de chemin à parcourir ;
  • la rate qui va détruire les agents pathogènes dans le sang par filtration (il faut bien éliminer les méchants définitivement).

Les maladies auto-immunes

Petite aparté du coup pour expliquer ici une catégorie de maladie de civilisation : les maladies auto-immunes. Ce sont des maladies où le système immunitaire ne reconnait plus les cellules du « soi » et les attaque comme si elles étaient des cellules du « non-soi » Ce sont des maladies dites de civilisation car elles sont apparu récemment (au XIXe siècle), sans doute sous l’influence d’une conjonction de facteurs environnementaux : Seconde révolution industrielle, alimentation de plus en plus industrielle, stress chronique,…

Les plus connues sont le diabète de type 1 (dit insulino-dépendant), la sclérose en plaque, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le lupus (cher à Dr House),…

La naturopathie s’attache à déceler la cause originelle du problème (c’est le causalisme) : comment le système immunitaire peut-il dérailler au point de tout confondre? Plusieurs théories, donc plusieurs causes possibles mais celles de la porosité intestinale (post à venir) et de l’inflammation chronique dues à des virus sous-jacents (comme l’herpès) ou du stress chronique emportent l’adhésion. Les travaux de la Doctoresse Catherine Kousmine et du Docteur Jean Seignalet méritent d’être connus de tous car ils ont le mérite de ne pas être fatalistes et de rendre le malade actif dans son traitement.

Les 2 types de réactions immunitaires : immunité innée et immunité acquise

Avant d’atteindre les organes internes, le « non-soi » doit parvenir à tromper notre système immunitaire qui a mis des agents partout au contact de l’extérieur : sur la peau (pH légèrement acide), dans la bouche (la salive contient du lysozyme qui détruit les bactéries, les amygdales sont un centre immunitaire), tout le long du tube digestif (le suc gastrique, hyper acide qui détruit la plupart des pathogènes mais aussi l’appendicite qui est un centre immunitaire), dans le nez, dans les oreilles (le sébum), tout le long du trajet de l’air jusqu’au poumons et, bien sûr, également sur la paroi uro-génital. Il s’agit de nos barrières, le premier niveaux de protection que vous pouvez voir sur le schéma ci-dessous. Rendez-vous compte que 70% des cellules du système immunitaire se retrouvent…tout au long du tube digestif. Toutes ces barrières c’est une même forme de tissu qu’on appelle des muqueuses. En quelque sorte, il s’agirait de la police ou de la gendarmerie si on faisait une analogie. Généralement, elles sont postées dans les zones susceptibles de troubler l’ordre public. Ici, c’est pareil sauf que c’est pour troubler votre ordre public interne ;-). Toutes les poussières, la pollution, les parasites par exemple sont neutralisé.e.s en permanence par ces barrières qui représentent une véritable frontière physique entre le « soi » et le « non-soi »

Le système immunitaire : les 3 niveaux de protection

On comprend déjà 3 choses du coup :

  • que tous les jours, toutes les heures, toutes les secondes, ce système est sur le pied de guerre (c’est le mot) pour que nous ne tombions pas malade à la première occasion ;
  • qu’il est important de manger des choses saines (entendre que le corps connaît depuis des millénaires) comme les légumes, les fruits, les graines et noix pour éviter que le système immunitaire soit toujours en alerte au niveau du tube digestif (désolé mais des Curly® c’est pas quelque chose de reconnaissable par le corps et du coup, il va réagir) ;
  • que l »inflammation chronique » guette car on est sans cesse assailli de « non-soi ».

Les « barrières » font partie de ce qu’on appelle l’immunité innée ou non spécifique, c’est à dire qu’elle va gérer les intrus toujours de la même manière (repérage, appréhension, neutralisation, évacuation). Ça va provoquer une inflammation. Nous verrons tout cela dans la partie 2.

Concentrons-nous sur l’autre type d’immunité : celle dite acquise ou spécifique. Acquise parce qu’elle va se développer au contact des agents pathogènes (c’est l’objectif de l’immunité collective pratiquée dans certains pays, sur le COVID-19). Spécifique parce que le système immunitaire va développer des défenses spéciales pour neutraliser ce pathogène et pas un autre. Et il reconnaît que c’est un pathogène grâce au système HLA vu plus haut. L’immunité acquise, elle se fait pas deux voies : médiation humorale et médiation cellulaire. Promis, ça va être compréhensible.

Il faut ici s’imaginer que la police est débordée par le pathogène et qu’elle appelle l’armée qui a des moyens…différents on va dire. Un pathogène (virus, bactérie,…) a une carte d’identité non valable, si vous voulez. Le corps va utiliser cette carte d’identité pour mettre en place la réaction de défense adaptée : cette carte d’identité c’est ce que l’on appelle un « antigène » en physiologie.

L’immunité à médiation cellulaire

Quand le pathogène réussit à passer la barrière cutanée-muqueuses, les globules blancs non spécifiques (ce que j’ai appelé la « police ») réussissent à lui voler sa carte d’identité dans la bagarre . Et elles vont la présenter à « l’armée », en l’occurrence, les lymphocytes T.

Ces cellules qui présentent l’antigène aux lymphocytes T (LT) sont tout simplement appelées « cellules présentatrices de l’antigène » ou CPA comme vous pouvez le voir sur le dessin. Le symbole rouge c’est l’antigène.

Les lymphocytes T vont recevoir d’autres informations (des interleukines, notamment) pour devenir vraiment actifs. Il va alors se former une armée de lymphocytes T par clonage comme vous pouvez le voir sur l’image d’à côté. Le zinc jour un rôle fondamental dans la sélection clonale.

Enfin, les lymphocytes T viennent détruire les cellules infectées et seulement celles-là. Mais si vous vous souvenez comment marche un virus, vous noterez que s’attaquer aux cellules infectées « coupe l’herbe sous le pied » à la prolifération virale. Le virus, lui, est attaqué par l’autre voie de l’immunité spécifique : l’immunité à médiation humorale.

L’immunité à médiation humorale

Ici, on touche à une partie connue de tous sur l’immunité : les anti-corps. Mais comment se forment-ils?

Comme pour la médiation cellulaire, il faut une CPA qui va présenter l’antigène en le mettant sur sa membrane externe. Elle va se mettre en contact avec un lymphocyte B qui va être co-stimulé (comme vu dans l’autre immunité) pour démarrer la fabrication des anti-corps. Il faut savoir que les lymphocytes B restent dans les tissus lymphoïdes vus plus haut.

Comment les anti-corps peuvent-ils atteindre les zones de combat alors si les lymphocytes B restent dans les tissus lymphoïdes? Et bien, ils vont dans le sang et la lymphe et ainsi se balader dans le corps (donc les humeurs, rappelez-vous l’humorisme) pour atteindre les zones à protéger.

Les anti-corps viennent littéralement s’agglutiner sur les antigènes (souvenez-vous que c’est le symbole rouge) qui sont neutralisés, ce qui permet aux globules blancs et à l’immunité innée de reprendre le pas et de gagner la guerre.

Voilà, c’est terminé. Vous pouvez décrocher vos ceintures. Bravo d’être allé au bout.

Juste trois choses complémentaires :

  • dès qu’il y a multiplication des lymphocytes T et des lymphocytes B, il y a fabrication de T « mémoire » et de B « mémoire » en parallèle. Ils permettront au système immunitaire d’être beaucoup plus réactif en cas de seconde agression par le même agent pathogène. Ce sont les immunoglobulines G (ou IgG) quand on fait une recherche de virus dans le sang. Quand le ministre de la santé parle de « sérologie » pour voir les personnes infectées par le COVID-19 ou pas, on va chercher les IgG Covid-19. Vous saurez maintenant comment votre corps a fabriqué ces anti-corps ;-). C’est toujours mieux de comprendre, non?
  • Aux dernières nouvelles, le COVID-19 utiliserait l’interféron, substance que les cellules infectées envoient tout autour d’elle pour prévenir les autres cellules qui vont modifier leur programme en cours afin de se préparer à l’attaque virale.
  • Les illustrations sont tirées de « L’anatomie et la physiologie à la portée de tous » de Mireille Meunier chez Trédamiel, super bouquin.

Je vous remercie encore de votre confiance. Il est certain que nous allons rentrer dans une période de flottement à bien des niveaux (sanitaire, économique,…). Il est temps de vous prendre en main et d’adopter les bons gestes d’hygiène pour être au top le jour du déconfinement.

Que cette période vous soit tout de même bénéfique, sur tous les plans.

Laurent LE GOFF

Vitamine D : la grande oubliée

La vitamine D est liposoluble, c’est à dire qu’elle n’est pas miscible dans l’eau mais dans un corps gras. C’est la raison pour laquelle on vous demande de la prendre pendant un repas : on suppose que vous allez manger des lipides (comprendre des graisses) et qu’elle se liera à ces dernier pour être absorbée. Le voyage de cette vitamine (souvent comparée à une hormone du fait de son action sur le calcium) n’est pas un long fleuve tranquille pour être assimilée par l’organisme. En effet, elle doit subir deux réactions chimiques (des hydroxylations) : une dans le foie et une dans les reins avant de se retrouver sous sa forme active, le calcitriol.

Elle est essentielle pour les os, pour les muscles, pour l’immunité (en cette période c’est non négligeable)…oui mais pourtant, malgré une population carencée à 80%, les autorités sanitaires ne font pas grand chose pour améliorer les choses. Le déremboursement de la prise en charge du dosage sanguin de cette vitamine en est une preuve éclatante.

A quoi sert-elle?

Son rôle principal est osseux car elle favorise la gestion de l’équilibre calcium/phospore. C’est elle qui va permettre l’absorption du calcium, indispensable à la minéralisation de notre squelette et à la contraction musculaire. C’est pourquoi les enfants qui en manquent souffrent de rachitisme. Cette maladie a disparu chez nous depuis que l’on en prescrit systématiquement aux petits sous forme de gouttes.

La vitamine D permet également d’avoir de bons muscles.

Les personnes âgées carencée perdent de l’os et du muscle, d’où des chutes et des fractures très faciles. J’avais une grand-mère qui souffrait certainement de carence dans cette vitamine.

Elle joue également un rôle essentiel dans les troubles du rythme cardiaque. En effet, le calcium est un minéral plutôt stimulant de l’appareil cardio-vasculaire (rappelez-vous le post sur le magnésium), donc une carence en vitamine D implique forcément un mauvais équilibre calcium/phosphore et donc des troubles circulatoires. Là encore, quand on connait la part de la population souffrant d’hypertension artérielle, doser la vitamine D pourrait être pertinent mais ce n’est pas automatiquement effectué.

La vitamine D a également des effet intéressants sur la dépression.

Enfin, elle est impliquée dans de nombreux mécanismes cellulaires, notamment ceux de notre système immunitaire. De façon générale, s’il y a carence dans cette vitamine, il y a risque accru d’infections virales…

Un système immunitaire qui déraille c’est plus de risque de contracter une maladie auto-immune ou un cancer :

  • De nombreuses études montrent une association entre un déficit en vitamine D et une plus grande fréquence de certaines maladies auto-immunes : diabète de type 1, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde, sclérodermie… Cependant le lien de causalité reste encore non prouvé 
  • La carence en vitamine D serait associée à un risque plus important de cancer du sein, du tube digestif et de la prostate. Par exemple, des chercheurs ont montré que la vitamine D ralentit l’action d’une protéine clé dans le processus de développement des cellules cancéreuse du côlon. 

En ces temps de « boost immunitaire » (je ne sais pas vraiment si on peut booster le système immunitaire mais on peut à tout le moins lui apporter tous les nutriments dont il a besoin pour bien fonctionner), c’est une vitamine que je recommande à beaucoup de mes clients.

Sources

Deux sources : une endogène (fabriquée par le corps lui-même) et une exogène (apportée par l’extérieur).

L’endogène c’est par l’exposition au soleil qui peut procurer jusqu’à 80 % à 90 % de la vitamine D requise. Une exposition (sans écran solaire) des mains, des avant-bras et du visage pendant 10 à 15 minutes entre 11 h et 14 h, à raison de 2 ou 3 fois par semaine, suffirait à assurer un apport adéquat à un adulte en bonne santé, d’avril à octobre environ. Ceci est une moyenne : la durée d’exposition nécessaire pour obtenir suffisamment de vitamine D dépend aussi du type de peau, de l’intensité des rayons (index UVB), et du taux basal de vitamine D dans le sang.

Vous voyez les limites…une personne plutôt blanche de peau dans des latitudes peu ensoleillées en hiver n’a aucune chance de synthétiser cette vitamine. Et quasiment tout le monde est en carence comme évoqué en début de post. C’est pour cette raison qu’il faut en apporter de façon exogène.

L’exogène c’est par l’alimentation (encore et toujours, non vous n’y échapperai pas 😉 :

On en trouve dans les champignons : bolets, cèpes frais , chanterelles, tous apportant 350 UI pour 100g.

Aussi dans le foie des animaux : poulet (50 UI), veau, flétan (2 000 000 UI) et le plus connue morue (8 500 UI).

On en trouve également dans le poisson (anguille (5000 UI), hareng (650 UI), sardine (300 UI), saumon (900 UI)) et les sous-produits animaliers (jaune oeuf (350 UI), beurre).

OK mais laquelle choisir?

Cette question est assez légitime étant donné qu’il existe deux vitamines D dans l’organisme : la D2 et la D3. Ce qui diffère c’est un atome de carbone.

La vitamine D2 provient d’un apport essentiellement végétal tandis que la D3, en plus d’une origine alimentaire animale, est aussi synthétisée lorsque la peau est exposée aux rayons du soleil.

La vitamine D3, ou cholécalciférol, est synthétisée à partir d’un dérivé du cholestérol naturellement présent dans l’organisme. Celui-ci, lorsqu’il est exposé aux rayons UVB du soleil, se transforme en vitamine D. C’est d’ailleurs la vitamine D synthétisée de cette manière qui représente la majeure partie de la vitamine D circulante dans le corps. Voilà pourquoi il est conseillé de s’exposer autant que possible à la lumière naturelle. On trouve aussi la vitamine D3 dans l’alimentation, notamment dans les poissons gras (sardine, saumon) et le jaune d’oeuf.

La vitamine D2, ou ergocalciférol, est un dérivé de l’ergostérol que l’on trouve naturellement dans les membranes cellulaires de certaines plantes et des champignons. La vitamine D2 est obtenue en exposant l’ergostérol aux rayons UVB du soleil. On trouve naturellement la vitamine D2 dans les champignons (notamment ceux qui ont été exposés aux UVB).

Quelle vitamine D dois-je choisir ?

Les vitamines D2 et D3 se métabolisent toutes deux dans le foie et les reins, comme déjà évoqué. Toutefois, des travaux ont montré que la vitamine D3 augmentait de manière plus importante le taux de calcitriol dans l’organisme. Elle est donc plus facilement assimilée que la D2.

Par ailleurs la vitamine D2 est moins stable que la D3 : elle est plus sensible à la chaleur et à l’humidité.

Pour ces raisons, si vous souhaitez prendre des compléments de vitamine D, il est recommandé d’opter pour la vitamine D3

Conseils

La recommandation journalière est de 400UI pour un adulte de base, c’est largement insuffisant.

Surveillez votre taux sanguin de vitamine D et n’hésitez pas à en parler avec votre médecin. En effet, des ampoules à fortes doses peuvent être nécessaires sur plusieurs mois pour faire remonter ce taux à la normal. Prenez les aliments pouvant apporter cette vitamine également.

Dès que le taux est normal, n’hésitez pas à vous supplémenter en D3 sous forme liquide, surtout en hiver, en prenant jusqu’à 2000UI jour pour les adultes et 800 à 1000UI jour pour les enfants. Vous ne risquez rien. C’est, au contraire, si vous ne faites rien que vous risquez des désagréments sur le long terme.

N’hésitez pas à commenter ou me poser des questions.

Merci de votre fidélité.

Chaleureusement

Laurent LE GOFF