Un super aliment : le chanvre

Un peu d’histoire…

La graine de chanvre est l’une des premières graines cultivées par l’homme. La raison? Elle est très polyvalente : elle est anti-inflammatoire (on y reviendra), elle est très résistante donc elle a été utilisé dans le textile et dans le cordage des bateaux.

Elle est tombée en désuétude pour deux raisons:

  • D’abord car on a découvert le coton qui a pris le pas au niveau textile ;
  • Ensuite, il faut bien avouer quelque chose: elle est issue du Cannabis Sativa, la même plante dont est tiré le cannabis, produit stupéfiant. Mais à la différence du cannabis, composé principalement de la molécule stupéfiante THC, le chanvre contient une quantité infime de THC. Elle contient en revanche du CBD qui est, elle, légale et bénéfique. Donc pas de panique, vous pouvez prendre de l’huile de chanvre ou mélanger la poudre de graines de chanvre dans votre yaourt ou lait végétal préféré sans voir Donald Trump partout.

Pourquoi elle?

Je dois vous avouer que celle-ci j’en raffole. Principalement pour deux raisons :

  • la première c’est que c’est bon. Honnêtement, ça a un léger goût de noisette.
  • la deuxième c’est que c’est un produit nutritif vraiment complet : protéine végétale, bon rapport oméga3/oméga6, des vitamines anti-oxydantes (A et E), des minéraux (magnésium, potassium,…) et des fibres. En quelques sortes, c’est un aliment santé

Sa composition 🧴

  • C’est une protéine végétale complète. C’est pas juste 10% de protéine…non c’est au minimum 25% de protéines complètes et ça peut allègrement monter à 50% de protéine. En outre, la graine contient les 20 acides essentielles à la construction du corps humain mais surtout les 8 acides essentiels que le corps ne peut pas construire lui-même. Ces protéines sont d’ailleurs plus digestes que celles de noix, de pois ou de légumes; elles sont donc plus biodisponibles
  • Elle contient de l’arginine, un acide aminé aux vertus anti-inflammatoires. Quand on connait les ravage de l’inflammation chronique, c’est toujours bon à prendre. L’arginine a également des vertus sur la sphère cardiovasculaire avec un effet sur la dilatation des vaisseaux sanguins et donc une baisse de la pression artérielle.
  • Elles offrent un excellent rapport oméga 3 / oméga 6 : ainsi, elles contiennent 25% d’acide gras polyinsaturés (les bons gras qui peuvent être utilisés par le corps). Elle fait ainsi partie des huiles végétales les plus riches en oméga 3. Le rapport oméga 6 sur oméga 3 est de 2:1 à 3:1 ce qui es parfait pour la santé humaine. Ces acides gras polyinsaturés sont notamment essentiels pour la bonne santé des cellules et pour le système immunitaire.
  • Elles sont bourrées de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments (magnésium, potassium, calcium, manganèse, cuivre et zinc, vitamines du groupe B, vitamine A, vitamine E,….)
  • Elles sont pleines de fibres, parent pauvre de notre nutrition contemporaine. 3 cuillères à soupe de graines contiennent 1,2g de fibres. Les fibres vont faciliter la digestion. Le chanvre contient à peu près 20% de fibres solubles, résidus alimentaires qui nourrissent la flore intestinale et 80% de fibres insolubles facilitant le transit.
  • Elle contient du CBD (vous voyez peut-être des magasins de CBD commencer à ouvrir) : cette molécule est notamment dotée d’une avenir certain sur toute la sphère nerveuse et neuropathologique avec des effets neuroprotecteurs. Elle est donc intéressante sur un terrain stressé ou anxieux.

Pourquoi en prendre?

  • PARCE QUE C’EST BON!!! 😃
  • Pour le système cardiovasculaire : du fait de sa concentration en arginine mais aussi pour ses bons oméga, l’huile de chanvre contribue à une meilleure élasticité des vaisseaux sanguins (donc à réduire l’hypertension artérielle) et contribue à normaliser le taux de cholestérol. De son côté, la vitamine E joue son rôle de grande préventive des maladies cardio-vasculaires
  • Pour une belle peau : là encore les oméga font leur travail en rééquilibrant les peaux sèches, les démangeaisons, voire l’eczéma ou les peaux atopiques comme le laisse suggérer une étude finlandaise (Efficacy of dietary hempseed oil in patients with atopic dermatitis. JAMES CALLAWAY Department of Dermatology, Kuopio University Hospital, Finland)
  • Pour lutter contre l’inflammation chronique : elle a de grande vertus anti-inflammatoires connues et usitées depuis la nuit des temps. L’huile de graine de chanvre peut être extrêmement pertinente comme base d’huile de massage pour toutes les maladies arthritiques (arthrite et polyarthrite rhumatoïde en tête). La consommation en interne va être encore plus efficace

Sous quelle forme?

Il y a principalement trois formes que vous trouverez facilement sur internet ou en magasins spécialisés :

  • L’huile de graine de chanvre : comme déjà évoqué en application externe ou à intégrer dans l’alimentation. Ne surtout pas la chauffer car le bénéfice des bons oméga sera perdu à jamais, donc on ne l’utilise pas pour la cuisson. En assaisonnement, c’est une excellente substitut à l’huile d’olive par exemple. Garder la au frais et consommer là dans les 3 semaines après ouverture.
  • La poudre de graine de chanvre : tout simplement micronisée, les graines gardent leur vertus évoquées tout le long de cet article. Prenez la bio. Les marques Purasana® et Linwoods® sont de confiance. J’utilise ces poudres de graines de chanvre le matin au petit-déjeuner; c’est un régal, cela m’apporte des protéines pour l’énergie et des fibres. J’en donne même à ma fille qui elle le mélange avec un yaourt et elle aime aussi.
  • Le lait de chanvre, souvent associé au lait de riz (oui, je sais on a pas le droit de dire « lait » pour ces boissons) peut être intéressant pour varier les plaisirs mais attention car cette association a souvent un indice glycémique élevé (il fait monter la glycémie de façon rapide avec risque de « coup de barre » quelques heures après sa consommation). A alterner avec d’autres boissons végétales.

Précautions

Honnêtement, il n’y en a pas vraiment (attention, je répète : pas de cuisson) mais on est en France donc je me dois de un recommandation d’un avis médical pour 3 types de personnes :

  • les femmes enceintes et allaitante
  • les personnes sous diurétiques
  • les personnes sous médicaments de la sphère cardiovasculaire (et notamment des anti-coagulants)

Conclusion

N’hésitez pas, essayez d’en trouver. C’est un excellent produit avec une charge nutritionnelle vraiment intéressante.

Ma recette du petit-déjeuner : lait végétal d’amande + 2 cuillère à soupe de poudre de graines de chanvres + 1 cuillère à soupe d’un mélange de graines moulues (lin, courge, chia, tournesol, noix).

Voilà, merci beaucoup pour vos commentaires. N’hésitez pas à parler autour de vous de ce blog et de naturopathie, de médecines douces et de bien-être. Je prends le pari que c’est l’avenir de l’humanité.

Prenez-soin de vous.

Laurent

Les 3 phénomènes du vieillissement : l’acidose

Voilà, je commence une série de 3 articles qui me tiennent à cœur. 3 articles pour expliquer pourquoi le corps vieilli. Comme ça c’est pas super joyeux. Mais quand on y réfléchit, si on comprend le problème, généralement on sait y remédier plus efficacement. Un tour de magie n’a rien d’extraordinaire quand on connait le « truc ».

C’est un peu pareil ici, je vais essayer de vous expliquer le mieux possible les « trucs » de la nature, de l’anatomie et de la physiologie pour que vous compreniez comment y remédier (en partie, bien entendu). Alors, oui, il y aura un peu de chimie mais je vais y aller progressivement et surtout pensez à me poser des questions en commentaires si certaines choses ne sont pas claires.

Il y a 3 phénomènes du vieillissement : 2 sont « naturels » et le 3e est « alimentaire ».

Les deux phénomènes naturels sont l’acidose (oui on s’acidifie) et l’oxydation (oui on rouille). Le 3e phénomène, alimentaire, est la glycation (oui on caramélise).

Aujourd’hui, on parle du premier cité. J’appelle à la barre : l’acidose.

Le pH (ou potentiel Hydrogène)

Comme toute chose, tout est une question d’équilibre. Comme avec la température de 37°C, le corps fonctionne de façon optimale à un certain pH. Le pH mesure la quantité d’hydrogène dans un liquide, un milieu, une substance. Il varie de 1 à 14. Quand on dit pH 1, c’est hyper acide (ça attaque tout) et quand on est à pH 14, c’est hyper basique comme la soude (ça attaque tout aussi, le Destop c’est de la soude et ça attaque les bouchons dans les canalisations). Rappelez-vous en cosmétique, les crèmes, les gels douches, les savons,…on dit souvent pH neutre. Ca, c’est que le pH est à 7. Il n’attaque pas car il y un parfait équilibre entre acides et bases (pour ces derniers on dit aussi alcalins)

Le pH - LA SCIENCE PAR LES IMAGES :)

Là où le corps humain est fascinant c’est qu’il fait cohabiter des zones en pH neutre tout près de zones au pH acide.

Un exemple : l’œsophage ce long tube qui relie le fond de la bouche à l’estomac est à pH 7 alors que l’estomac est à pH 2 car présence d’acide gastrique pour digérer les protéines. Ces deux tissus sont séparés par un sphincter (une sorte de muscle rond qui ne laisse rien passer…un peu comme une vanne). Cependant, quand l’estomac est trop plein (après un bon repas), le sphincter peut s’ouvrir et l’acide gastrique peut remonter le long de l’oesophage ce qui est très douloureux (c’est une des causes du reflux gastro-œsophagien ou RGO). C’est douloureux car le tissu de l’oesophage n’est pas du tout fait pour vivre en milieu acide, à la différence du tissu de l’estomac qui est protégé physiologiquement de l’acidité ambiante par un mucus (une sorte de liquide visqueux) produit par des cellules qui composent ledit tissu gastrique et qui sont absentes dans le tissu œsophagien…fascinant et rudement bien fait!!!

Ca c’est un exemple mais en règle générale, les cellules du corps ont besoin d’un milieu à pH 7,4 pour fonctionner de façon optimale. Le milieu doit dont être légèrement alcalin.

L’équilibre acido-basique

Comme vous pourrez le constatez sur le diagramme ci-dessous, les variations de pH ne sont pas tolérables pour le corps et les cellules.

Source : Christopher Vasey

On voit bien que le pH ne peut pas aller au delà de 7,8 (on dit qu’on est en alcalose car le milieu est devenu trop alcalin) ou en dessous de 7,35 (on dit acidose car le milieu est trop acide).

En réalité, il faut impérativement que les liquides autour et dans la cellule maintiennent ce pH à 7,4 pour avoir un fonctionnement optimal.

Le problème c’est qu’il y a de nombreuses sources d’acidité :

  • La première c’est l’activité des cellules qui, pour construire des protéines, respirer et créer de l’énergie, dégage des déchets et notamment des acides (on dit que c’est une source endogène car elle vient de l’intérieur du corps). Sur cela, on ne pourra pas faire grand chose;
  • La deuxième c’est l’environnement dans lequel nous vivons qui est un parfait cocktail pour créer de l’acidose tout seul : une alimentation moderne acidifiante, un sommeil aléatoire et du stress.

Toutefois, le corps est une machine merveilleuse qui a de la ressource. Enfin des ressources en l’occurrence, des ressources (ou réserves) de minéraux basiques ou alcalins. Il va utiliser ces « bases » pour neutraliser les acides (on dit qu’il va « tamponner » les acides, d’où le nom de système tampon qu’on utilise aussi).

A chaque fois qu’il y a de l’acidité, le corps va donc « lâcher » des solutions alcalines en réserve pour provoquer la réaction chimique suivante :

acide + base = sel neutre (pH neutre) + eau

Et le corps sait éliminer l’eau (par l’urine) et les sels neutres (par les reins et l’urine). C’est donc magique (en fait chimique) et tout va bien…

…pas si sûr car comme évoqué plus haut, notre mode de vie est très acidifiant et les réserves alcalines de notre corps ne sont pas illimitées. Si on ne prend pas tout ça un peu au sérieux, l’excès chronique d’acidité va s’installer et s’aggraver petit à petit pour déboucher vers l’acidose. Malheureusement, un terrain en acidose (on dit « acidifié » pour simplifié) c’est le lit à toutes sortes de désagréments ou de maladies. Et c’est sur un terrain acidifié que l‘inflammation chronique va s’installer. Il s’agit, ici de prendre conscience de la chose.

C’est un peu comme le traitement qu’on fait à la planète en surexploitant ses ressources. Il faut limiter la source des acides et préserver ses ressources alcalines. Nous verrons les techniques naturo en fin d’article.

Les conséquences de l’acidose

Plus l’acidose s’installe, plus le corps va puiser dans ces réserves alcalines. Mais où se trouvent-elles ces réserves alcalines?

Principalement dans les os et les dents et un peu dans les tissus. Ca veut donc dire que plus le mode de vie est acidifiant (nourriture, sommeil, stress), moins il y aura de minéraux pour tamponner l’excès d’acidité. Moins de minéraux, c’est la déminéralisation qui progresse et qui fragilise les tissus.

On comprend bien que si les minéraux s’échappent des os et des dents, il va y avoir des problèmes comme de l’ostéoporose, des déchaussements de dents,…

Les acides non éliminés vont donc se stocker dans le corps, notamment sur les articulations ce qui peut provoquer des tendinites chroniques (muscles), de l’arthrite, des lumbagos, de la sciatique ou de l’arthrose. On dit généralement que les craquements osseux (au niveau du coup) sont un signes d’acidose.

L’excès d’acide va également provoquer des problèmes sur les organes chargés de les éliminer : notamment les reins (des brûlures urinaires, des cystites peuvent être un signe d’acidose) ou la peau (craquelure, démangeaisons,…).

Mais les problèmes articulaires ne sont pas les seuls conséquences d’un terrain acidifié :

  • on peut également citer la fatigue (le corps n’est plus dans les normes physiologiques ce qui l’épuise),
  • des micro-lésions de la peau (comme on l’a vu) ou des tissus au contact de l’extérieur (poumons et système digestif), ces micro-lésions vont faciliter le passage de bactéries ou de virus qui vont provoquer davantage d’infections,
  • généralement, en naturo, on considère que toutes les inflammations aigues (tous les soucis qui finissent en -ite) : sinusite, arthrite, tendinite, cystite,…) sont un signe clair d’acidose…pensez-y quand vous n’arrivez pas à vous débarrasser d’une tendinite après 10 séances de kiné,
  • le système nerveux est plus sensible : dépression, stress, mauvais sommeil
  • les phanères sont fragilisés : cheveux ternes ou chute de cheveux, ongles dédoublés ou striés,…

Ca fait quand même pas mal de chose…

Sources d’acidose

J’en retiendrai 3 pour ne pas surcharger cet article qui est déjà bien fourni 😉

L’alimentation : Notre alimentation moderne est acidifiante; il faut revenir à des aliments moins transformés, bio et surtout de saison (on oublie les tomates en hiver!!!)

  • Les aliments acides : tout ce qui a un goût acide (vinaigre, épinard, oseille, rhubarbe, agrumes), le café,
  • Les aliments acidifiants : toutes les protéines sont acidifiantes mais les protéines animales le sont davantage, le lait et produits laitiers sont hyper acidifiants (entre autres choses), le sucre est très acidifiant, les oléagineux (sauf les amandes)

Le stress est beaucoup plus acidifiant que l’alimentation donc sa gestion est essentielle à l’équilibre et à la santé

  • Un excès de stress entraîne adrénaline et cortisol qui, secrétés de façon chronique, sont délétères pour le corps,
  • Un excès de stress capte le magnésium et la calcium du corps, substance alcalines indispensables à l’équilibre acido-basique, et qui va venir perturber la 3e source d’acidose qu’est l’alternance veille-sommeil.

Le Sommeil est indispensable à l’équilibre général du corps. La phase de détoxification se faisant la nuit, il est important de bien dormir. Si vous dormez mal, prenez les mesures qui s’imposent pour restaurer le sommeil. Au delà de l’acidose, dormir est fondamental pour être en santé. C’est d’ailleurs le sujet d’une des conférences que je donne en entreprise.

Remèdes naturelles à l’acidose

  1. Adopter une alimentation saine : moins de viande, moins de lait, moins de sucres (y compris pain blanc, pâtes blanches,…), moins de plats industriels plus d’aliments alcalins et plus de fibres (légumes, fruits remplis de vitamines et de minéraux, à consommer le plus cru possible, si vos intestins vous le permettent), plus d’eau
  2. Oxygénation : facile à la campagne (balade en forêt, au bord de la mer,…), plus difficile en ville mais pensez à de l’exercice physique même chez vous (confinement oblige) avec transpiration pour éliminer les excès d’acides. Le bol d’air Jacquier est un super produit anti-acidose,
  3. Alpha-thérapies (ce terme regroupe toutes les techniques permettant de mettre notre corps au diapason des ondes alpha, celles de la détente et de la relaxation) afin de gérer le stress : relaxations, cohérence cardiaques, sophrologie, respiration ventrale. Une aide extérieure est parfois nécessaire pour cela
  4. Reminéralisation : la prêle et l’ortie sont d’excellente reminéralisante. En infusion ou en EPS (extrait de plantes standardisées)
  5. Drainage : l’hiver n’est pas propice aux drainages mais dès le printemps, pensez à aider votre foie (desmodium, chardon-marie,…), vos reins (sève de bouleau, piloselle, frêne,…) et votre peau (bardane) à éliminer l’excès d’acidité.
  6. Restaurer votre sommeil : moment calme le soir, tisanes, méditation, lecture, musique…à vous de trouver ce qui marche mais ne laisser pas les insomnies s’installer trop longtemps. Au pire, de la mélatonine quelques jours de suite peuvent remettre l’horloge interne dans le bon sens.

Avant- dernier point

Vous aurez compris que le jus d’orange est à bannir (surtout en hiver, aberration totale) ainsi que les autres agrumes. Le citron est un cas à part car il peut être acidifiant (sur des personnes longilignes) ou basifiant (sur des personnes brévilignes). C’est au cas par cas et là, il vaut mieux voir un professionnel de santé.

Ce qui est sûr c’est que l’huile essentielle de citron n’est pas acidifiante car elle est issue du zeste et non du jus. En plus, elle protège le foie donc un geste santé le matin, c’est 2 gouttes d’huile essentiel de citron dans un verre d’eau à jeun.

Derniers points 😉

Vous trouverez facilement sur internet la liste des aliments acides, acidifiants et alcalinisants. Je ne la mets pas dans cet article à dessein car les généralités ne sont pas forcément adaptées à vous et votre mode de vie. L’individualisation est de mise, ici encore.

L’indice PRAL (Potential Renal Acid Load) mesure l’effet acidifiant ou alcalinisant des aliments consommés, par l’intermédiaire de la mesure de l’acidité des urines produites par la suite. C’est intéressant de le connaitre pour faire sa petite enquête quant à son alimentation.

Christophe Vasey, naturopathe suisse a fait un excellent travail de synthèse avec deux livres :  « L’équilibre acido-basique » ou « Gérez votre équilibre acido-basique » .

C’est tout pour cette fois.

Merci encore de votre fidélité. J’écris à raison d’un article par mois car ils prennent longtemps à écrire. Et comme ça je vous submerge pas de newsletter 😉

N’hésitez pas à me questionner si des éléments ne sont pas clairs. Je répondrai avec plaisir.

Prenez soin de vous.

Laurent LE GOFF

La Monodiète

Mono…quoi?

Oui la mono-diète ou monodiète. Vieille technique hyper utile dans nos vies un peu trop folles. Je vous explique.

Qu’est-ce que c’est?

C’est une technique de détoxification (souvenez-vous des différentes cures de naturopathie : revitalisation, détoxification et stabilisation) pratique et efficace car elle est « faisable » sans d’outils trop compliqués, sans des techniques trop fastidieuses et sans ingrédients que certains trouvent bizarres ou difficiles à trouver. Elle repose sur la prise d’un seul aliment sur un repas, sur une journée ou sur plusieurs.

Quel aliment peut-on consommer?

On va pas se mentir, une monodiète de fromages ou de viandes rouges, c’est pas possible. En réalité, on ne fait pas une monodiète de protéines. Non, il faut partir sur des fruits (mais gare aux excès de sucres quand même, surtout pour les diabétiques, les pré-diabétiques et les gens sujets aux hypoglycémies réactionnelles) ou des légumes de saison, bio et frais. On choisit donc un seul aliment (raisins, carotte, pomme, fenouil, poireaux,…) qu’on décline selon ses envies donc cru, en jus, ou cuits. Ce qui est cru est revitalisant, ce qui est cuit est plus detoxifiant lors d’une monodiète. Petite précision, si vous partez sur une monodiète de fruits, éviter le jus qui va amener trop de fructose (le sucre des fruits) trop vite.

En ces temps refroidis, privilégiez plutôt le chaud 😉

On peut également partir sur une monodiète de céréales : une des plus connues et efficace est la cure de riz semi-complet ou complet (pas sur un terrain constipé, bien entendu).

Quelles quantité?

Ça reste variable en fonction de vous. Il faut manger à sa faim, toujours un peu avant la satiété. Eviter les excès, même avec des fruits et des légumes c’est possible, si, si 😉. Prévoir entre 1,5kg et 3kg de fruits/ légumes ou entre 1l et 2l de jus de légumes en jus ou en bouillon. A répartir sur plusieurs prises alimentaires dans la journée. De toute façon, cette technique reste une restriction alimentaire donc il ne faut pas s’attendre à être « rempli ».

Quelle durée?

Pour les néophytes, les débutants, les curieux, on conseille de ne faire qu’un repas et de voir si ça plaît. L’idée est de ne pas créer de frustration trop importante; idéalement de ne pas en créer du tout!!! Le repas du soir est un bon moment pour tester.

Après, il est plutôt conseillé de faire 1 à 3 jours de monodiète. Mais là encore, allez-y progressivement d’abord 1 jour puis 2 jours puis 3. En comptant la préparation (voir plus bas), ça compte une semaine

Le mot d’ordre est toujours d’individualiser donc un conseil par un naturopathe peut toujours être pertinent.

Quelle préparation?

Ici, on ne parle que de s’engager dans une monodiète d’au moins 2 jours. Il faut alors préparer le terrain

  • en baissant progressivement les protéines animales et aliments industriels pendant la semaine avant : ne pas prendre ces 2 types d’aliments au moins 2 jours avant le début de la monodiète ;
  • en augmentant la part de fruits et de légumes pendant la semaine avant la monodiète
  • en s’hydratant bien avec eau et tisanes
  • en permettant aux intestins de se « vider » le mieux possible avec au choix psyllium blond, jus d’aloé vera, tisane de mauve/camomille,…
  • en étant disposé mentalement aussi à faire cette monodiète dans des conditions joyeux et détendue.

Que se passe-t-il dans le corps pendant une monodiète?

Elle entraîne une pause digestive de l’organisme. Le fait de ne consommer qu’un seul aliment facilite la digestion et économise l’énergie du corps. Cette énergie disponible pourra être utilisés au profit des éliminations et de la régénération de l’organisme.

En fait, la monodiète mime un peu le jeûne sans les effets parfois délétères.

Quels résultats?

Selon la durée et le type d’aliment choisi : augmentation de la vitalité (ah cette chère vitalité!!!), amélioration de la digestion, amélioration de la circulation, peau plus saine, sensation de mieux-être, sensation de rajeunissement,…

La reprise alimentaire se fera progressivement en réintroduisant petit à petit d’abord les fruits et les légumes crus et cuits. Puis les bouillons et soupes, salades. Puis les amandes, noix, noisettes (en les faisant tremper toute une nuit). Puis les protéines animales.

Idéalement la reprise alimentaire dure le double de la durée de la monodiète. Ex. 3 jours de monodiète = 6 jours de reprise.

Notez que les effets de la cure ne s’arrêtent pas lorsque vous stoppez votre monodiète, le nettoyage et la régénération enclenchée vont se prolonger plusieurs jours après, surtout si vous faites attention à la reprise alimentaire.

Quelques exemples

La cure la plus connue est la cure uvale en automne. C’est la cure de raisin.

Il y a la cure de pommes : crues ou cuites sans sucre mais vous pouvez ajouter cannelle, cardamome. A préparer en compote, au four. Les pommes cuites activent l’élimination rénale, rééquilibrent le fonctionnement intestinal et adoucissent les muqueuses digestives.

La cure de bouillon de poireaux : on plonge les poireaux dans de l’eau, sans sel mais avec tous les aromates que vous voulez : thym, romarin, gingembre,…Le poireau est un excellent diurétique rénal qui permet l’évacuation des acides.

La cure de jus de carottes : on boit des petites gorgées tout au long de la journée. Entre 1l et 2l pour les premières monodiètes. On peut monter à 3l pour les plus expérimentés. A l’extracteur ou à la centrifugeuse, on peut y ajouter du gingembre pour relever le goût. La carotte est un très bon équilibrant, adoucissant, régénérant du tube digestif et un ami du foie. En jus, elle est très bien tolérée par les muqueuses et intestins.

Je recommande beaucoup les monodiètes qui sont un temps de pauses digestives non négligeables compte tenu du « trop » de notre alimentation.

Mon conseil : commencez par une monodiète un soir avec un légume (surtout un lendemain de fête).

Attention aux personnes fragiles, trop fatigués ou médiqués. Se rapprocher de son médecin et avoir un conseil naturopathique sont des préalables même si je suis personnellement convaincu du bienfait de cette technique.

Allez lancez-vous!!!

Bonne rentrée à tous.tes

Laurent LE GOFF

Le calcium

Aujourd’hui, on parle du calcium dans la série des micro-nutriments sur l’alimentation.

Diabetic Diet: 7 Best Calcium Rich Foods for Diabetic Patients

Le calcium est le sel minéral le plus abondant dans notre organisme, il représente 2% de notre poids corporel. Tout le monde connait son importance en tout cas pour les os. Il est important pour d’autres aspects, nous allons le voir

Les apports nécessaires divergent entre les experts indépendants et les agences gouvernementales. Si bien qu’il n’est pas évident de vous donner un chiffre mais tant qu’à se jeter à l’eau, on pourrait avancer la fourchette entre 400 mg/jour et 700 mg/jour selon le mode de vie (par exemple l’alimentation moderne a tendance à faire fuir le calcium tandis que le sport entraîne une rétention de ce minéral, le stress et l’âge ont aussi leur influence). Nous verrons les aliments contenant ce minéral un peu plus loin.

Pour être bien absorbé par l’organisme (pendant la digestion) et assimilé par les cellules, il faut que votre niveau de vitamine D soit correct (ce qui est souvent loin d’être le cas, comme précisé lors d’un précédent post) et que votre apport en magnésium soit aussi suffisant

A quoi ça sert ?

Quand on dit calcium, on pense assez vite à os et effectivement, 99% du calcium de l’organisme est concentré dans notre ossature et les dents (ça on y pense un peu moins). Il permet leur formation et leur solidification.

Mais le calcium est également important sur trois autres aspects :

  • la transmission de l’influx nerveux,
  • la contraction musculaire et
  • la coagulation / tension artérielle.

Essayer de retenir ça : la calcium sert à 4 choses (principalement bien évidemment) : solidification des os / dents, influx nerveux, contraction musculaire et régulation tension artérielle.

Où on en trouve dans l’alimentation ?

Là encore dans l’inconscient collectif quand on dit calcium, on pense tout de suite au lait. Je ne m’étends pas sur les polémiques autour du lait de vache, ce n’est pas le propos. En revanche, ce qui est sûr c’est que le lait n’est pas le meilleur aliment pour avoir du calcium.

fjsdfksdnfksdnfj

A titre de comparaison, les légumes verts en apportent 1,5 fois plus (épinards et poireaux en tête), les sardines en apportent 7 fois plus, les amandes 2 fois plus, le fromage (OK c’est issu du lait mais c’est fermenté donc beaucoup plus intéressant pour le corps) c’est 10 fois plus. Pour les végétariens, le tofu est une bonne source de ce minéral puisqu’il apporte 3 fois plus que le lait. Il n’est donc vraiment pas nécessaire de consommer des produits laitiers s’il y a carence avérée en calcium. Alors, arrêter d’avoir peur que votre enfant manque de calcium parce qu’il a pas pris ses céréales ce matin ou qu’il n’aime pas le lait, la nature regorge d’autres solutions. Faites-lui découvrir.

Remarque importante : le corps c’est quand même pas mal de chimie, lors d’une analyse biologique, demander à votre médecin de doser le calcium sanguin car il est inutile d’être obnubilé par le calcium sans carence avérée.

Quand surveiller son calcium ?

A l’occasion de prise au long cours de laxatifs, de diurétiques, de corticostéroïdes, d’antiépileptiques.

Mais surtout, sur des terrains acidifiés car le corps va aller chercher ce minéral pour tamponner l’excès d’acide (trop souvent apporté par notre alimentation, un excès de sport ou du stress récurrent), créant ainsi une carence responsable potentiellement de problèmes rhumatologiques, dentaires, musculaires….

Enfin, il y a un faux débat sur l’ostéoporose et la recommandation de prendre des aliments riches en calcium. C’est plutôt le calcium du lait qui provoque ces maladies que l’inverse. Parlez-en aux suédoises, championne de la consommation de lait et…d’ostéoporose. Ne vous fiez pas trop aux slogans publicitaires vantant les produits laitiers; les dérives du marketing…

Si le lait vous manque, tentez-donc des laits végétaux (tofu et amande pour les plus connus).

Sous quelle forme ?

Le citrate de calcium est l’un des mieux absorbés, il y a également le carbonate et le phosphate de calcium qui est reconnue par le corps. A ce titre le lithothamne est un aliment vraiment intéressant (100% naturel) sauf en cas d’hyperthyroïdie ou de problèmes rénaux.

Il est préférable d’associer une prise de calcium avec du magnésium (ça tombe bien, le lithothamne contient ce dernier…la nature est quand même bien faite 🌳) et de la vitamine D sous forme huileuse.

Derniers conseils

A part pour les enfants car ils sont en croissance, une alimentation saine apporte le calcium en quantité suffisante et surtout préserve l’équilibre acido-basique du corps donc protège les réserves de calcium. Il y a donc un double effet kiss-cool plutôt pas mal.

Merci de votre fidélité.

N’hésitez pas à commenter ou poser des questions. Je répondrai.

Laurent LE GOFF

Comment se faire cuire un oeuf

Voilà un aliment dont on se méfie, et on a bien tort. Tour d’horizon d’une super protéine à réhabiliter d’urgence…

Miam!!!

Choisir ses oeufs

Depuis 2004, tous les œufs vendus dans le commerce sont obligatoirement codés. Un petit tampon est appliqué sur chaque œuf comportant notamment un numéro :

  • 3 : poules élevées en cage. Horreur, malheur !!!
  • 2 : poules élevées au sol, dans un hangar sans voir le ciel une seule fois de leur existence. Idem, à proscrire
  • 1 : poules élevées en plein air, nous avons vu ce que cela signifie. A éviter.
  • 0 : œuf bio. Les poules ont pu sortir, elles ont bénéficié d’abris et de végétation sur le parcours extérieur ; à l’intérieur de leur abri, le nombre de poules est limité, avec une densité plus faible ; enfin, elles ont bénéficié d’une alimentation biologique à 90 % minimum.

Vous aurez compris le choix n’est pas du tout cornélien : il faut impérativement acheter vos œufs bio (comme tout le reste d’ailleurs, voir un autre article sur l’alimentation vivante). Maintenant, si vous habitez à la campagne, ou que vous avez une maison de campagne ou que vous connaissez des amis ou de la famille qui habitent à la campagne…bref vous avez compris le choix à faire, fournissez-vous via un réseau de confiance. En effet, il ne faut pas être dupe car de plus en plus d’installations industrielles respectant sur le papier le cahier des charges du bio et produisant les œufs par millions se développent.

Un bon éleveur de poules surveillera la nourriture de ses poules, s’assurera qu’elles ont de l’eau fraîche et propre, assez d’espace, une bonne ventilation dans le poulailler et il vous fera visiter ses installations avec grande fierté. Ravissement assuré pour les enfants !!!

Les oeufs bio contiennent un tiers de cholestérol en moins, un quart de graisses saturées en moins, deux tiers de vitamine A en plus, deux fois plus d’oméga-3, trois fois plus de vitamine E et sept fois plus de béta-carotène que les œufs de poules en batterie. De l’intérêt de l’agriculture respectueuse de la nature…

Les poules bien soignées, ça veut dire des bons œufs. CQFD.

Comment conserver les œufs ?…les risques de salmonelle

La contamination à la salmonelle se fait à travers la coquille, puisque les salmonelles s’y trouvent de manière prépondérante. Pour cette raison, il faut conserver les œufs dans un endroit sec et aéré, et éviter l’accumulation d’eau à la surface de la coquille. Manger-les le plus rapidement possible après achat (quand ils sont encore extra pour les œufs à la coque). Normalement, ce n’est pas la peine de les conserver au réfrigérateur.

L’intérêt nutritif de l’œuf

Les œufs ce sont juste les meilleures protéines animales au monde, loin devant la viande et juste devant les petits poissons gras (type sardine, maquereau,…).

  • Ils apportent tous les acides aminés essentiels que le corps ne peut pas fabriquer tout seul. Ils sont en proportions équilibrées (les œufs sont utilisés comme référence pour l’évaluation de la qualité et la  teneur en protéines des autres aliments par la FAO et l’OMS) ;
  • Pleins de minéraux : phosphore, zinc, fer, soufre (ce dernier est intéressant pour la détox du foie) ;
  • Pleins de vitamines : A, D, E, K2, B8 (biotine), B9 (folates), B12 ;
  • De la choline, précurseur de l’acéthylcholine,  neuromédiateur du système nerveux parasympathique (celui qui détend et apaise), excellente pour la mémoire et la concentration ;
  • Une dose intéressante d’anti-oxydants : encore les vitamines A, D et E, la lutéine, la zéaxanthine…ces trois dernières substances sont excellentes pour la vision, elles luttent contre la cataracte et la DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l’âge).

La polémique stérile du cholestérol

Je devrais consacrer un article dédié au cholestérol (je le garde dans un coin de ma tête ;-)).

Je vais résumer :

  • le cholestérol est une substance fondamentale de notre corps. Jugez-plutôt : il contribue à fabriquer de la membrane cellulaire, des hormones, de la vitamine D, des acides biliaires pour digérer les graisses, il est indispensable aux fonctions neurologiques. Clairement,  une carence est plus dangereuse qu’un excès ;
  • il n’y a pas de corrélation entre un taux de cholestérol élevé et des risques cardio-vasculaires plus fréquents (l’étude des « 7 pays », à l’origine de la mise au pilori du cholestérol, a été complètement biaisée, il suffit de surfer sur internet 5 minutes pour le comprendre), le jaune d’œuf plein de cholestérol apporte donc plus qu’il n’est néfaste ;
  • l’industrie pharmaceutique gagne plus de 30 milliards de dollars par an avec les statines, principales molécule permettant de faire baisser le cholestérol. Vous pensez qu’ils vont y renoncer (même si ce marché a commencé à décliner).

En outre, de nombreuses études concluent que les œufs ne font de toute façon pas monter le taux de cholestérol. Par exemple, des recherches publiées dans le International Journal of Cardiology ont montré que chez les adultes en bonne santé, manger des œufs tous les jours ne déclenchait aucun effet négatif.

Contrôler son taux de cholestérol oui, le faire baisser à tout prix, non.

Si vous voulez vérifier votre risque cardio-vasculaire, faite plutôt doser les triglycérides et la TMAO.

La meilleure façon de manger ses œufs.

Maintenant que vous avez acheté de vrais œufs, comment les préparer pour en conserver toutes leurs vertus nutritionnelles ?

Pour comprendre la meilleure façon de cuire un oeuf, il faut se pencher sur sa composition :

  • D’abord, le blanc contient les protéines et des substances anti-nutritives (donc pas bonnes) et il se trouve qu’en chauffant le blanc, il va coaguler ce qui va provoquer un petit miracle avec double effet kiss cool : les protéines sont mieux assimilées (le corps assimilent 50% des protéines quand elles sont crues et ça passe à 91% quand elles sont cuites) et les substances anti-nutritives (dont l’avidine qui provoque une carence en vitamine B8) sont neutralisées. C’est la coagulation qui augmente la biodisponibilité des protéines du blanc d’œuf, pas la cuisson et les faire monter en neige provoque donc la même réaction ;
  • Le jaune, quant à lui, est davantage constitué de vitamines, de minéraux et d’anti-oxydants, du cholestérol et des acides gras type Oméga 3 et 6. Or toutes ces substances sont fragiles à la chaleur. Par exemple, le cholestérol trop cuit va se transformer en oxystérol qui peuvent avoir des propriétés cytotoxiques (c’est-à-dire dangereuses pour les cellules) et inflammatoires. Il faut donc que le jaune soit le moins cuit possible et coulant (signe d’une cuisson juste).

Résumons-nous : il faut faire coaguler le blanc (ou le cuire) et ne pas cuire le jaune. C’est là que ça devient intéressant, non ? 😉

En réalité, ça parait compliqué mais il y a une cuisson bien connue, notamment des enfants, c’est la cuisson à la coque, cuit à faible température (80 °C). Nul besoin en effet que l’eau soit bouillante, puisque l’œuf coagule entre 70 et 80°C. Suivant la taille de votre œuf, 3 à 4 minutes environ suffiront pour obtenir la texture parfaite : votre blanc d’œuf doit être crémeux, votre jaune juste chaud et onctueux.

Vous pouvez aussi partir sur une œuf brouillé mais vraiment faites attention à la cuisson du jaune qui doit être le plus fondant possible.

Un peu de gourmandise aussi : une mousse au chocolat avec des ingrédients de qualité (cacao à plus de 70%, œufs bio, sucre complets ou agave) permet également de combiner œufs crus coagulés et jaunes pas trop cuits.

Et la pire façon?

Il y en a 2 en fait, à l’opposé l’une de l’autre : l’œuf cru des super-héros et super-sportifs 😉 et l’œuf dur qui est trop cuit.

Voilà, on a fait le tour. J’espère que je vous ai convaincu de l’intérêt de remettre les oeufs dans votre alimentation. Ne dépassez pas 6 oeufs par semaine et faites attention aux éventuelles allergies.

Prenez soin de vous.

Merci encore de votre fidélité.

Laurent LE GOFF

Les bases de la naturopathie : les 3 cures

Rappelez-vous, nous avons déjà vu les 5 -ismes de la naturopathie : vitalisme, humorisme, causalisme, hygiénisme et holisme. Nous avons également vu les 10 techniques sur lesquelles se basent la naturopathie pour prendre en charge les clients vers un mieux-être.

Ici, nous allons parler de la synthèse nécessaire que nous devons faire quand nous voyons un client. Une séance de naturopathie se déroule en 3 temps :

  • d’abord la partie « civile » avec les renseignements de l’état civil de la personne (nom, profession, antécédents,…)
  • une partie dite « systémique » où le naturopathe fait ce que l’on appelle une anamnèse (c’est-à-dire un questionnaire) des différents systèmes qui constituent le corps humain (digestif, nerveux, respiratoire, ostéo-articulaire, génital,…) => à ce moment là, la vision globale commence à se mettre en place car les réponses nous donnent des pistes et des liens entre les différents symptômes qui peuvent paraître distincts (une migraine et une mauvaise digestion par exemple)
  • une dernière partie de « bilan » où le naturopathe par l’observation de la personne (rapport haut du corps- bas du corps, observation de l’iris de l’oeil,…) va identifier plusieurs éléments dont la vitalité et les pré-dispositions.

Après ce travail et pour garder une méthode claire à donner au client, le naturopathe va recommander une « cure » à son client.

Les 3 cures sont ici des vrais « guides » pour nous aider à choisir telle ou telle techniques.

Il existe 3 cures : celle de détoxification, celle de revitalisation et celle de stabilisation.

Passons les en revue rapidement.

La cure de détoxification

Cette cure est préconisée quand les « surcharges » sont plus importantes que les « carences ». On entend pas surcharge tout ce qui est en « trop » (apport calorique, poids, sucre, gras,…) et carences tous les manques au premier rang desquelles viennent les vitamines et les minéraux.

L’objectif c’est rétablir la vitalité en éliminant la source des surcharges qui sont la cause des déséquilibres observés. Typiquement, beaucoup trop de cholestérol et de tri-glycérides, des obésités,…

Cette cure n’est envisageable que pour les gens qui ont une bonne vitalité naturelle (bien charpenté en somme => plutôt « bûcheron » que « fil de fer »).

Assez logiquement cette cure prendra trois axes :

  • une diète pour limiter l’apport des « mauvaises choses »,
  • un activation des émonctoires (les portes de sortie de notre corps) que sont la peau, les poumons, les reins et l’axe foie-intestin pour une élimination optimale des toxines (notamment par le biais des plantes, des massages et de l’exercice physique)
  • une reconnexion avec le corps souvent défaillante (encore une fois via les massages ou les Fleurs de Bach® par exemple)

Cette cure dure en moyenne entre 1 mois et 3 mois.

La cure de revitalisation

A l’inverse de la cure de détoxification, la cure de revitalisation est préconisée quand les carences sont plus importantes que les surcharges. Ça peut être des carences en protéines, en vitamines, en minéraux ou en enzymes par exemple.

L’objectif ici est de combler les carences sources de dévitalisation afin d’accroître et de restaurer une vitalité optimale.

Elle est très souvent nécessaire de nos jours car l’alimentation occidentale crée des carences en vitamines, en minéraux et en enzymes.

Ici, les axes de travail sont :

  • la mise en place d’une correction alimentaire remettant le cru, le vert et la diversité au goût du jour. L’idée est notamment de consommer davantage de fruits et de légumes et de passer à une alimentation plus végétale même pour les apports en protéines avec légumineuses par exemple ;
  • cette correction alimentaire de « base » est complétée par une individualisation pour le client selon ses carences et ce qu’il aime et déteste (on perd un client à lui retirer le fromage alors qu’il adore ça); c’est tout l’art du naturopathe d’individualiser ;
  • cette correction est complétée avec des compléments naturels type super-aliments (on ne parle pas ici de compléments alimentaires, attention, même si ces derniers peuvent être parfois nécessaires) du type algues, germe de blé, pollen,… ;
  • passage en revue des éléments dévitalisants (tabac, alcool, pollutions, excès de médicaments, surmenage, sédentarité,…) pour les limiter voire les éliminer en accord avec le client
  • introduction d’éléments vitalisants (plus de « nature », exercices physiques, alimentation crue, arts, voyage, activités sociales,…)

Cette cure s’effectue jusqu’à amélioration, de ce fait, elle peut être longue à se mettre en place, presque une vie mais quel chemin vous aurez parcouru en regardant dans le « rétroviseur ». On en revient à l’essence du métier de naturopathe qui est, selon moi, un coach d’hygiène de vie, véritable catalyseur pour votre mieux-être.

La cure de stabilisation

Cette 3e cure serait comme un objectif en soi. Il est rare d’en arriver là tant nos modes de vie nous « rattrapent », tout en étant délétère pour nous (et une partie de nous-même, plus ou moins grande, le sait infiniment). Ça pourrait être décourageant en fait alors il y a une autre façon de la voir, plus optimiste et aussi plus réaliste.

La stabilisation c’est intégrer durablement ce qu’on a expérimenté et intégré lors des deux autres cures (même des toutes petites choses comme prendre un bon bain chaud, s’accorder 1h rien qu’à soi). C’est davantage un « plateau » qu’une cure en soit. Plateau nécessaire à la mise en place progressive et constante de nouvelles habitudes de vie. C’est la prise de conscience de ce qui est bon et moins bon (pour ne pas dire mauvais) pour nous et c’est pérenniser tout ça.

Pour conclure…

A l’issue de la première consultation avec un naturopathe, vous serez amené à davantage suivre les axes d’une cure pour ensuite enchaîner sur une autre. Ma pratique me montre que la première des cures est souvent celle de revitalisation tant nos modes de vie nous carencent à petit feu en vitamines et minéraux, notamment

L’on voit bien que ces cures s’enchaînent voire s’entremêlent parfois. Il ne s’agit pas d’être rigoriste mais de voir vos progrès, toujours encadrés par un professionnel de santé.

A votre santé (un peu facile mais je me devais de la faire une fois)

Merci encore pour votre fidélité, vos commentaires me sont précieux également.

Laurent LE GOFF

Un super-aliment : le pollen

On continue notre parcours parmi les super-aliments. Tiens d’ailleurs avant de commencer, je vous dois une explication : on (par on j’entends les naturopathes) fait la distinction entre compléments alimentaires et super-aliments.

Un complément alimentaire c’est une association de micronutriments (vitamines, minéraux) et / ou d’autres principes actifs (la curcumine du curcuma, par exemple) d’origine naturelle ou non, biologiques ou non. Mais ce n’est pas quelque chose de « pur » dans le sens où la main de l’homme est passée par là pour associer des éléments ensemble dans un but bien particulier : gérer le stress, atténuer la douleur, améliorer la circulation sanguine,…

Un super-aliment, au contraire, c’est du « brut », c’est un produit de la nature hyper riche en nutriments (vitamines, minéraux, enzymes, protéines,…) considéré comme bénéfique pour l’Homme en termes de santé et de bien-être. Aucune altération et aucune (ou très peu) de transformation. On en revient à l’importance de manger bio, cru et vivant.

Tous les fruits (açaï, goji,…), les condiments (ail, épices, herbes aromatiques), les algues (spiruline,…), etc font partie de cette catégorie que nous incitons à consommer.

🐝Après cette petite précision, nous voici donc face au pollen. Ça peut paraître bizarre comme ça. En même temps, les produits de la ruche commencent à être bien connus du grand public : du miel à la gelée royale en passant par la propolis.

Le pollen ce sont des grains des fleurs qui sont récoltés par les abeilles. Elles les agglomèrent sous forme de petites pelotes sur leurs pattes. Le pollen constitue la principale source de nourriture des abeilles et elles ne souffrent d’aucune carence. Alors on est pas des abeilles vont me dire les sceptiques (on est pas des poules non plus à manger autant de graines non plus ;-)) mais force est de constater que la composition du pollen parle pour lui.

🧴 Composition

Jugez-plutôt :

– Anti-oxydant : Il apporte du Beta-carotène (précurseur de la vitamine A), vitamines C et E, du zinc et du sélénium, il permet donc de lutter contre l’oxydation, processus naturel mais délétère pour le corps, nous y reviendrons dans un autre article ;

– Calmant : il apporte quasiment toutes les vitamines du groupe B, vitamines essentielles à de nombreuses réaction physiologique (de la thyroïde, du foie,…) et très intéressante pour le système nerveux. Il apporte des acides gras poly-insaturés (Ω3 et Ω6);

– Energétique : le pollen apporte tous les acides aminés essentiels (il est composé en moyenne de 20% de protéine) que notre corps ne peut pas synthétiser et que nous sommes condamnés à amener via l’alimentation. En outre, il stimule le système endocrinien (nos hormones) ce qui peut être nécessaire en cas de fatigue chronique ;

– Catalyseur : il est plein d’enzymes, ces petites machines qui aident à tant de réactions dans notre corps (à commencer par la digestion)

– Source de tous les minéraux : calcium, magnésium, phosphore, fer, souffre, silice

– Ami de votre flore : en en mangeant, votre microbiote vous remerciera car il est plein de fibres et des ferments lactiques

En gros, c’est un aliment parfait 😉

Merci les abeilles

🍯 Comme le miel…

A chaque pollen sa spécificité :

  • le pollen mille fleurs va être pertinent sur l’ensemble du corps ;
  • le pollen de ciste va être un grand équilibrant intestinal et du microbiote ;
  • le pollen de chataîgnier est l’ami du coeur ;
  • le pollen de pissenlit est l’ami du foie…

Renseignez-vous si vous souhaitez un bienfait en particulier ou envoyez-moi la question, j’y répondrai bien volontiers.

Quand en prendre?

Déjà, on commence par les mises en garde. Qui dit produit naturel, ne dis pas « sans danger »!!! Le principal risque c’est l’allergie bien entendu, surtout pour les gens au système respiratoire fragile. Mon conseil, c’est de tester seul un peu de pollen et de voir si réaction il y a. Vous jugerez vous-même mais ne soyez ni peureux, ni tête brûlée.

Il faut aussi l’éviter si vous êtes un gros mangeur ou en cas de diabète et pré-diabète car il renferme près de 40% de sucre (quand même)

Après, c’est un super-produit pendant les changements de saisons ou les grands changements de rythmes (d’après vous, pourquoi j’en parle en plein déconfinement ;-)). Il va être un allié des reprises d’activités physiques bien évidemment ou en période de convalescence, de fatigue, de déprime…

Messieurs, c’est un excellent allié de notre prostate (avec d’autres comme la grenade par exemple).

🍽️ Consommation

On peut trouver du pollen sous deux formes : soit séché, soit frais (et souvent congelés). Et autant parfois, il y a débat, autant ici c’est clair comme de l’eau de roche, il faut le prendre frais impérativement car il va garder ces qualités nutritionnelles. Il est également moins allergisant. La congélation va altérée légèrement ses apports mais beaucoup moins que le séchage. Et je ne parle pas de la conservation…

Généralement, c’est un atout « petit déjeuner » car il contient vraiment tout ce que ce repas doit apporter : protéines – vitamines – minéraux. A mélanger dans un yaourt par exemple. Aussi au goûter dans une compote ou avec un fruit.

A raison de deux à trois cuillères à café/jour pour les adultes ou une cuillère à café/jour pour les enfants.

Il ne doit pas être chauffé et encore moins cuit (le « cru » encore une fois) et se doit être bien mastiquer (comme tous les aliments d’ailleurs). Il doit être 100% « naturel ».

Bonus : le smoothie méga-énergie

Temps de préparation : 5mns

Sans lactose, ni gluten

Ingrédients (2 smoothies) : 2 bananes, 1 mangue, le jus d’1/2 citron, 100ml de jus de grenade, 2 cuillère à soupe de pollen

Préparation :

  • Dans un blender, déposez tous les ingrédients (en ayant préalablement coupé les bananes et la mangue en morceaux) ;
  • Mixez jusqu’à obtenir une boisson homogène ;
Bonne dégustation

Moduler l’anxiété par l’alimentation et les plantes

Je rédige un article vraiment pratique car, à l’approche du déconfinement, il peut y avoir un peu d’angoisse à remettre ses enfants à l’école, retourner travailler ou tout simplement revivre au contact des autres.

Encore une fois, la peur n’a pas sa place. L’action est le mot d’ordre. Combattre l’anxiété est assez classiquement le terrain de jeu de la psychologie, de la sophrologie ou encore de la méditation. Ces techniques sont extrêmement pertinente. Toutefois, 2 techniques vraiment naturo peuvent aider : l’alimentation et l’utilisation de certaines plantes.

Mais d’abord une définition de l’anxiété : c’est un état psycho-émotionnel, marqué principalement par la peur. C’est se faire du souci alors qu’il n’y a aucune raison, c’est le petit vélo dans la tête avec le grand catastrophisme (le pire va arriver), c’est une sentiment d’insécurité permanent sans fondement véritable. Alors que le stress est un état ponctuel pour se sauver d’une situation désagréable, l’anxiété est là, en permanence.

Les symptômes peuvent aller de sueur froides, des tremblements jusqu’à l’attaque panique avec trouble du rythmes cardiaques en passant par un mauvais sommeil ou des sensation d’oppression dans la poitrine. On va pas en arriver là concernant le déconfinement mais l’anxiété à un petit niveau peut toucher pas mal de monde.

Revenir au souffle et faire de la pleine conscience va vraiment aider à prendre du recul mais on se concentre sur l’alimentation d’abord

L’alimentation de l’anxiété

Les choix alimentaires vont jouer un rôle très important sur l’état de détente ou d’anxiété d’une personne. Les liens entre qualité du microbiote et santé mentale commencent à être établis. C’est assez logique car le cerveau et les intestins (notre 2e cerveau comme on l’appelle maintenant) sont reliés directement par un nerf fondamental : le nerf vague.

L’alimentation va jouer un rôle de catalyseur dans le déclenchement de l’anxiété : elle va décupler dans un sens comme dans un autre le travail psycho-émotionnel de la personne qui veut s’en sortir.

On peut résumer les conseils alimentaires à 4 grands principes :

  • réduire la part de sucre et d’aliments transformés : ces aliments provoquent un pic du taux de sucre dans le sang mais 2 ou 3h après ce taux va baisser fortement et vous aurez de nouveau faim avec une sensation de baisse de moral. En plus, une diminution de ce taux peut provoquer une augmentation des hormones du stress (cortisol et adrénaline) qui font encore davantage baisser l’humeur. Se renseigner sur l’index glycémique (IG) des aliments qu’on a l’habitude de manger peut s’avérer être une démarche instructive.
  • augmenter les apports en oméga 3 : oui, on parle de graisse ici. Les oméga 3 ont des vertus anti-inflammatoire prouvées et sont un nutriment essentiel pour notre système nerveux. Des études sur leur impact quant à la dépression et l’anxiété sont en cours. Les oméga 3 se trouvent dans le règne animal (les petits poissons gras : sardines, maquereaux et harengs) et le règne végétal (graines de lin, huile de lin, huile de cameline, de noix ou de chanvre). Passer de l’huile d’olive à l’huile de lin pour assaisonner la salade est un vrai geste santé contre l’anxiété. Attention les huiles précitées doivent être consommées dans les 3 semaines après ouverture, elles se conservent au frais dans le noir. Et oui, elles sont facilement oxydées ;
  • découvrir et manger des aliments riches en tryptophane : le tryptophane est un acide aminé essentiel (le corps ne peut donc pas le synthétiser) et il est précurseur des deux éléments fondamentaux pour le sommeil : la sérotonine et la mélatonine. A consommer donc dès 17h et au repas du soir : porc, poulet, parmesan, amandes, noix de cajou,…manger ces aliments avec un « glucide » sain (comme la patate douce, les courges type potimarron) ce qui va faciliter l’assimilation du tryptophane dans le cerveau ;
  • manger des fibres pour chouchouter la flore intestinale : comme déjà évoqué, la flore va avoir une influence sur l’humeur. Il y a des composition de flores qui tendent vers un bon moral et d’autres vers un moral en berne. Question de génétique et d’environnement. Les fibres prébiotiques (les aliments d’une flore saine) doivent être apportées par la nourriture : ail, oignons, choux, poireaux, asperges,…et tous les légumes en général.

C’est une base qui vous permettra d’éviter les hypoglycémies (toujours accompagnée de baisse de moral) et de mieux dormir. Ça ne se fera pas en 3 jours mais ça vous servira à vie.

Si vraiment, il y a de l’impatience, on peut couple l’alimentation avec l’usage des plantes.

Les plantes de l’anxiété

Vaste programme : nous verrons les plantes puis les huiles essentielles

Les plantes

Il faudra tester, tâtonner sans doute aussi avant de trouver la ou les plantes qui « marcheront » sur vous ou vos proches. Le plus efficace étant, quand même, de faire une association pertinente et individualisée. C’est la raison pour laquelle, il m’est difficile de proposer quelque chose de tout prêt. Toutefois, je m’y essaierai 😉

Toutes ces plantes ont été étudiées minutieusement avant de pouvoir alléguer d’une modulation de l’anxiété. Elles ont toutes des spécificités que je vais préciser :

  • Le Passiflore, grande plante parasympathomimétique (il imite le système nerveux parasympathique, celui qui freine l’organisme), souvent retrouvé dans les mélanges pour faciliter l’endormissement. Il a un effet également sur le système digestif, intéressant donc en cas de conséquences digestives liées à l’état anxieux;
  • L’Aubépine est quant à elle, une grande amie du cœur. On lui prête les vertus suivantes : renforcement , ralentissement, régulation du cœur (les 3 R). Intéressante sur les personnes qui ont des palpitations, des sensations d’oppressions dans la cage thoracique ou de la tachycardie. Ce sont les flavonoïdes et les tanins qui jouent ce rôle;
  • Le Safran, l’épice la plus chère du monde, a des effets extrêmement puissants sur les états anxieux et déprimés. Une étude a permis de le valider avec une baisse significative des humeurs négatives des participants mais aussi des symptômes liés à l’anxiété. Des compléments proposent des synergies avec du safran, ils sont généralement chers du fait du prix de cette matière première hors-norme (à plus d’un titre).
  • La Valériane, classique des classiques sur les troubles nerveux liés à l’anxiété et ses conséquences sur la qualité du sommeil. Une méta analyse regroupant les résultats de 16 études confirme le potentiel de cette plante sur les troubles du sommeil liés à la nervosité. Elle n’est pas agréable à boire mais elle est diablement efficace ;
  • Les Camomilles : allemande (ou matricaire) et romaine soulagent l’agitation nerveuse et les risques d’insomnie qu’elle provoque. Elles permettent de diminuer les troubles d’anxiété avérés avec une diminution significative des symptômes. A noter que la camomille allemande peut être utilisée chez les enfants car son action est très douce ;
  • Enfin l’Escholtzia (ou pavot de Californie) est vraiment pertinente sur les réveils nocturnes. Ce sont les alcaloïdes qui lui donnent ses vertus. Si c’est votre cas, n’hésitez pas une seule seconde et vérifiez bien que cette plante fait partie de la composition de votre produit. Je reviendrai sur la phyto des troubles du sommeil pour en parler plus longuement ;
  • Le Tilleul, le Houblon (voilà pourquoi la bière facilite l’endormissement), la Verveine ou encore l’Avoine pourrait être cité ici.

Les Huiles Essentielles

Qui peut le plus, peut le moins. Si ces espèces donnent des huiles essentielles par distillation, elles peuvent également être trouvées en gélules, extrait de plantes fraîches,…. L’huile essentielle a un pouvoir concentrateur évident par rapport à la plante.

Idem, elles ont fait l’objet d’études mettant en évidence leurs effets bénéfiques contre l’anxiété :

  • la Mélisse (Melissa officinalis) : celle-là, je l’affectionne particulièrement car elle est polyvalente sur deux systèmes, le système nerveux (nervosité, anxiété mineure, stress) et le système digestif (spasmes, douleurs, gaz). Malgré son prix, elle est parfaite pour les somatisations anxieuses provoquant des constipations par exemple. En diffusion (1 à 2 gouttes), elle fera le job ;
  • La Lavande Vraie (Lavandula officinalis) : c’est une plante très étudiées pour ses effets sur le système nerveux. Sur des méta-analyses, tous les essais montrent qu’elle est efficace pour réduire l’anxiété. Elle est efficace car ces principes actifs traversent les membranes cellulaires ;
  • La Verveine Citronnelle (Aloysia Citrodora), grande classique dans sa version « plante » pour les tisanes du soir. L’huile essentielle est chère mais très intéressante : elle joue sur le système nerveux avec un effet parasympathomimétique, sur le système digestif et le système respiratoire. Sa cousine la Verveine Officinale a sensiblement les même effets.
  • Toutes les agrumes, c’est-à-dire les dérivées citronnés ont un effet anxiolytique : on peut citer la Mandarine (Citrus reticulata), l’Orange amère (Citrum aurantium), la Bergamote (Citrus bergamia), le Petit Grain Bigarade (Citrus aurantium var. amara). Elles vont induire la relaxation et le sommeil.

Leur utilisation

🍃 Concernant les plantes, vous trouverez des mélanges tout fait en herboristerie ou en magasin bio sous forme de tisanes. Amusez-vous à regarder leur composition pour identifier si elles sont bien adaptées à ce que vous recherchez.

Si vous souhaitez les faire vous-mêmes, partez sur 50% de plante induisant le sommeil (passiflore, valériane) et 50% d’une de deux plantes correspondant à vos besoins : aubépine si palpitations, mélisse ou verveine si troubles digestifs,…

Exemple : tisane à vertu anxiolytique avec répercussion sur le digestif :

  • 10g de mélisse;
  • 7g de passiflore;
  • 3g de valériane.
  • Ça vous fera 4 à 5 infusions.

🧴 Concernant les huiles essentielles, je me dois d’être prudent. Il y a plusieurs façon de les utiliser et je pense qu’il faudra que je consacre un post dédié à ça.

Retenez ici trois façons :

  • l’olfaction : sentir les effluves des huiles essentielles est efficace car ca va directement titiller notre cerveau et les émotions associées. Le petit bémol c’est que c’est difficile d’en sentir deux en même temps à moins de se contorsionner…pas conseillé.
  • la diffusion : ça c’est vraiment pertinent. Ça a un coût car il faut acheter un diffuseur mais c’est efficace, notamment dans le salon ou la chambre pour installer une atmosphère relaxante. Il suffit que vous associez une odeur à une sensation de relaxation pour que les moments d’anxiété s’évaporent rapidement. Un mélange mélisse (1 à 2 gouttes) – lavande (3 à 4 gouttes) – petit grain bigarade (3 à 4 gouttes) apparaît utile.
  • l’onction : alors là vraiment prudence. Il faut impérativement diluer vos huiles essentielles à 5% (vous pouvez monter à 10% maximum) dans une huile végétale. Je vous conseille vivement celle d’amande douce qui est apaisante ou celle de noisette. Il y a aussi l’huile de noyau d’abricot qui est polyvalente et vous servira tout le temps. Après avoir préparé l’onction, appliquez sur les zones pertinentes (ex : abdomen si troubles digestifs, thorax si oppression, dos si douleurs musculaires,…)

Voilà, j’espère que ca vous aura intéressé, que vous aurez appris des choses et que, peut être, vous pratiquerez ces quelques conseils si vous vous sentez concerné.e.s.

A très bientôt.

Laurent LE GOFF

La guerre tous les jours : le système immunitaire partie 2

En annonçant une « partie 1 », je ne pouvais que faire une « partie 2 », surtout que je n’ai pas développé ce que c’est que l’immunité innée (ou non spécifique). C’est l’objet de cette 2e partie avec un petit focus (qui en appelera un plus grand) sur l’inflammation chronique, mal moderne désagréable et potentiellement responsable de pas mal de désagréments.

Petit récap’

On a donc dit que l’immunité c’est la faculté du corps à faire la distinction entre le « soi » et le « non-soi » et qu’il est sur le pied de guerre 24h/24. C’est déjà un signe qu’il faut pouvoir le laisser tranquille autant qu’on peut ; sauf que nos sociétés modernes ne lui laisse pas cette chance. On verra en fin de post deux mesures hygiénismes toute simples qui sont indispensables à notre système de défense.

On a vu l’immunité acquise qui se sépare en :

  • immunité cellulaire : des cellules du système immunitaire qui présentent l’antigène à un lymphocytes T qui se multiplient pour attaquer les cellules endommagées
  • immunité humorale : des lymphocytes qui présentent l’antigène à un lymphocytes B qui va produire des anti-corps qui sont envoyés sur la zone à défendre, via le sang et la lymphe. Les anti-corps s’attaquent directement au virus ou à la bactérie.

L’immunité innée : rôle de l’inflammation

Avant que cette immunité ne soit activée, il y a l’immunité innée. Cette immunité intervient quand le pathogène a réussi à passer les barrières évoquées dans la partie 1 (les barrières sont davantage assimilées à un système de défense qu’au système immunitaire). Cette immunité compte des acteurs, des cellules :

  • des macrophages qui mangent les pathogènes (on dit qu’ils sont doués de phagocytoses (« phage », ça veut dire « manger » en grec)) ;
  • des cellules tueuses sobrement appelées NK pour Natural Killers. Ce sont des sortes de samouraïs 🔪 qui tuent un grand nombre de microbes et certaines cellules tumorales.

Cette immunité compte surtout une scène, un théâtre qu’est l’inflammation. En effet, à partir du moment où un agent extérieur pénètre dans le corps, se met en place une cascade de réactions physiologiques permettant notamment aux macrophages et aux NK d’arriver hyper vite sur place. C’est le rôle de l’inflammation de faire ça : elle va notamment provoquer un dilatation des capillaires sanguins (des petites veines et artères qui transportent les globules blancs) pour qu’il y ait plus de ces cellules sur une zone limitée. Les globules blancs vont alors s’extirper des capillaires et être attirés vers le pathogène. Dilatation = augmentation du débit sanguin et œdème, c’est pour ça que ça devient rouge et que ça gonfle.

Il y a ensuite un véritable combat entre le pathogène et les cellules de l’immunité innée, à l’issue duquel il y a un vrai champ de bataille avec pleins de cadavres des deux côtés. Ce champs de bataille, on le connait, on le voit…c’est le pus, dont la couleur caractéristique est grosso modo la même que celles des globules…blancs (en terme techniques, les globules blancs ce sont les leucocytes car leuco- en grec signifie blanc et -cytes signifie cellules)

En dehors de ces cellules, de nombreuses substances anti-microbiennes sont secrétées par le corps :

  • les « interférons », sorte de messagers chargés de prévenir les cellules aux alentours qu’il y a un intrus,
  • le « complément » qui va activer la réaction inflammatoire…

De ce fait, dès qu’il y a intrusion d’un pathogène ça va systématiquement créer une inflammation. Et là je me dois de donner mon avis (avis partagé par les personnes qui connaissent ce mécanisme inflammatoire). Il est catastrophique de prendre systématiquement un anti-inflammatoire qui plus est anti-stéroïdien (les fameux AINS). En effet, tuer l’inflammation, c’est se priver d’une des armes les plus efficaces du corps pour combattre.

Idem avec la fièvre qui est également une réaction physiologique normale qui va potentialiser la réaction inflammatoire et donc la réponse immunitaire (elle intensifie notamment les effets des interférons et du complément); elle permet même d’inhiber la prolifération de certains microbes. Ici encore, faire baisser la température est contre-productif. C’est contre-physiologique.

Quand je pense à tous ces parents qui donnent systématiquement du Doliprane® dès que leurs enfants ont un peu de température, je suis un peu embêté car personne ne leur a expliquer qu’il faudrait mieux contrôler la température (notamment en donnant un bain avec eau à 2 degrés de moins que la fièvre, mettre des linges légèrement humides sur le front) plutôt que de la faire descendre. Ça annihile la construction du système immunitaire de l’enfant et c’est pas bon à long terme je pense…un peu comme les antibiotiques systématiques mais c’est un autre débat.

Ce qui est primordial, fondamental, essentiel à comprendre c’est que cette réaction s’arrête naturellement. Il y a toujours des cellules qui surveillent le champs de bataille et qui arrêtent la prolifération de globules blancs…c’est un vrai problème quand ça ne s’arrête pas et c’est délétère, très délétère pour le corps. Pour ceux qui ont lu sur le COVID-19, ils ont peut être vu des termes comme « orage cytokinique » ou « choc cytokinique ». C’est effectivement une des causes de la mortalité de personnes qui ont contracté le virus. La système immunitaire s’emballe et déraille au point de provoquer des problèmes respiratoires fatales.

En outre, il y a une part de la population qui est victime du phénomène dit d’inflammation chronique.

…à l’inflammation chronique

Elle va se mettre en place petit à petit et pour diverses raisons :

  • pollutions permanentes qui mettent le système immunitaire sur le pied de guerre en permanence (pollutions aériennes, pesticides, herbicides,…),
  • intoxications aux métaux lourds tel que aluminium, nickel, plomb,…,
  • mauvaise alimentation qui n’est pas « reconnue » comme bonne par le corps,
  • virus froids (comme le virus de la mononucléose, souvent bénin mais qui peut rester dans le corps et provoquer des réactions inflammatoires ponctuelles, idem pour le virus de l’herpès,…),

Il y a une analyse sanguine qui permet de voir l’état inflammatoire d’une personne c’est la CRP (on a déjà dû vous la vérifier) malheureusement, cette mesure n’est pas assez fine pour identifier une inflammation chronique. Elle le sera en partie pour une inflammation ponctuelle aigüe, en revanche.

Nous avons déjà dit que le système immunitaire est toujours sur le qui-vive mais il n’est pas toujours actif (du fait du rôle des barrières). Avec une inflammation chronique, le souci c’est qu’il est toujours actif, jamais au repos et que ça c’est pas physiologique. Ça va avoir un impact notable sur le système hormonal et notamment le taux de cortisol.

L’inflammation chronique va faire dériver des vitamines et des minéraux en permanence sur le lieu de l’inflammation et si ces minéraux sont uniquement à cet endroit, ils ne peuvent plus être aux autres endroits utiles pour le corps. Le corps va donc être en carence de ces minéraux, une fatigue permanente peut s’installer voire des maladies dégénératives. Je continuerai et développerai ces notions dans d’autres posts.

Deux technique hygiénistes pour soulager son système immunitaire

🍽️Le jeûne

En cette période de Ramadan, intéressant de mettre un coup de projecteur sur une technique vieille comme le monde, aussi ésotérique que contestée dans un pays de nourriture comme la France. Pourtant, de nombreuses études (y compris sur l’homme) suggèrent réellement un avantage à jeûner quelques jours par mois (2 à 3 jours en moyenne) ou du moins à réduire la portion calorique. Cette période propice à l’élimination du « surplus » va permettre à l’organisme de se régénérer en profondeur. Et le système immunitaire n’y échappe pas, bien au contraire.

Il faudrait faire un article dédié sur ce sujet mais je préconise pour une première approche 2 techniques qui s’en rapprochent :

  • le jeune intermittent il s’agit de reposer son organisme de toute nourriture pendant 16h. Concrètement, ca veut dire sauter le petit déjeuner ou le dîner. Je vous laisse choisir celui que vous seriez prêt à ne pas prendre. L’avantage de celui-ci c’est qu’il est possible de le faire pour des personnes même de constitution fine.
  • La monodiète il s’agit de n’ingérer qu’un seul aliment pendant une journée. La plus connue est celle de raisin (à faire en automne) mais vous pouvez en faire une à la pomme 🍎, à la compote de pomme, au riz semi-complet,…. Une seule règle : un seul aliment, rien d’autre (ça exclut l’assaisonnement). Deuxième règle : un aliment sain (ça exclut une monodiète de chocolat, de fromage, de viande rouge,…;-)

🛌🏼Le sommeil

Et oui, technique qui n’en ai pas vraiment une mais qui est tellement négligée de nos jours. J’en fais même un sujet de conférence à destination des particuliers et des entreprises.

Il est fondamental de bien dormir, et au moins 7h non stop (pour ne pas dire 8h en fait). Ici encore, on est juste sur la physiologie : le sommeil c’est le temps de repos pour le corps. C’est un besoin deux fois plus important que celui de manger..à méditer.

Pendant le sommeil, il y a 4 phases et le corps ne peut pas passer à une phase suivante sans avoir fini la précédente. C’est contraignant mais indispensable. Il se trouve que la phase dite de « reconstruction » est la 3e phase. Relativement tard du coup dans le processus de sommeil…de l’importance de la durée de sommeil.

Alors oui, le sommeil est indispensable pour faire un « reset » intellectuel mais pas que. Tout le corps en profite et le système immunitaire est remis aussi en ordre lors de cette 3e phase. Bref, faites du sommeil un allié.

Au regard de l’évolution,  « le sommeil a un coût pour toutes les espèces vivantes, car il les rend vulnérables aux prédateurs, aux piqûres d’insectes, aux dangers immédiats, précise Sylvaine Artero, chercheuse à l’Inserm. Si l’évolution a conservé le fait de dormir, c’est que l’organisme en tire des bénéfices supérieurs. Cette mise au repos permet sans doute de consacrer son énergie à d’autres fonctions« 

Ne négligez pas la nuit, la détente avant le sommeil et les étirements le matin pour faire des sas entre ces différents moments de la journée.

Voilà, merci encore de votre fidelité.

A bientôt.

Laurent

Pourquoi des aliments vivants, bio et non-raffinés?

On en vient à une question centrale en fait : pourquoi les naturopathes sont-ils tellement attachés à l’alimentation vivante et pourquoi préconisent-ils autant les fruits et les légumes?

Alimentation morte, alimentation vivante

Tous les produits industriels (burger en fast-food, gâteaux, biscuits, plats cuisinés, pizza surgelées,…) sont des aliments morts. Morts car ils n’apportent pas grand chose, voire rien à votre organisme, ni vitamines, ni oligo-éléments. Leurs allégations sur le packaging c’est du marketing. Personnellement, je voudrais vous faire croire qu’il y a de la vitamine A dans les céréales du petit-déjeuner, je le mettrai en gros sur le paquet, peu importe que ces céréales soient bourrées de sucres. Ça suffit à duper la majeure partie de la population. Alors, bien sûr ça apporte des choses mais de mauvaise qualité et c’est dommage.

Au contraire, un aliment vivant apporte de la matière de qualité à votre organisme. Il ne faut pas trop le dénaturer du coup. La cuisson détruit un paquet de vitamines et d’oligo-éléments; c’est la raison pour laquelle, plus c’est cru, mieux c’est. Le concept de « cuidité » (légume encore ferme mais légèrement cuit) prend donc son sens et celui de cuisson à la vapeur douce aussi. Commencer le repas par une base crue (carotte, concombre, tomate,…) va vous permettre d’emmagasiner les nutriments (vitamines, minéraux) et surtout les enzymes et les fibres.

Focus sur les enzymes

Vous en connaissez déjà : les enzymes digestives qui dégradent les protéines en acides aminées par exemple. Il y en a pleins et elles permettent toutes les réactions biochimiques dans le corps. Une carence enzymatique c’est embêtant pour la santé du coup. Si je reprends l’exemple des enzymes digestives, si on en manque, ca va entraîner une maldigestion donc des douleurs, une malabsorption et donc des carences mais en vitamines et minéraux cette fois.

Or, manger cru va apporter des enzymes contenues dans les fruits et légumes. Si on apporte des enzymes en début de repas, la digestion se fera plus facilement et surtout le corps aura les éléments nécessaires à son bon fonctionnement.

Une graine cuite ne poussera jamais même dans la meilleure terre au monde. Pourquoi? Car la cuisson a détruit les enzymes qui lui permettent de pousser et germer.

Focus sur les fibres

Il en existe pas mal de sortes mais retenez seulement que c’est la nourriture de nos bactéries, de notre flore intestinal maintenant appelée microbiote. Si vous apportez des fibres, le microbiote est satisfait et pourra faire son job qui est colossal et crucial pour votre santé (synthèse de certaines vitamines, rôle sur la glycémie, sur l’immunité,…). Une alimentation pauvre en fibres et c’est l’appauvrissement du microbiote assuré avec des conséquences en cascade, délétères pour votre corps. On a même découvert que certaines de ces fibres étaient dégradées par le microbiote et que le produit de cette dégradation est bon pour nos intestins. Ça veut donc dire que deux éléments étrangers (fibres + bactéries) donnent un produit bon pour notre corps. C’est fou quand même. Un peu comme « moins plus moins égale plus » en mathématique.

Quand on prend un jus de fruit, généralement il n’y a plus les fibres. C’est dommage car les fibres ont un effet hypoglycémiant, c’est-à-dire qu’elles permettent un meilleur contrôle du taux de sucre dans le sang. En fait, les fibres viennent contrebalancer le sucre du fruit. Il vaut donc mieux prendre un jus de fruit pressé (avec pulpe) plutôt qu’un jus tout fait. Au final, un jus filtré c’est beaucoup de sucre.

Je vais vous avouer une chose : des fibres, il n’y en a ni dans le Nutella, ni dans la viande. Le seul endroit où on en trouve beaucoup, c’est dans les légumes, les épices, les noix mais aussi dans les légumineuses (lentilles, pois). Ne changez pas toute votre alimentation du jour au lendemain car ça risquerait de provoquer des douleurs mais commencez petit à petit à mettre des fibres dans votre alimentation et augmentez progressivement.

Donc le vivant apporte la vie (enzymes, fibres, nutriments)…c’est plutôt bien pour être en forme ça

Et pourquoi faut-il que ce soit bio?

Il faut revenir à l’essentiel, à ce que faisait les gens qui avaient encore du bon sens. Les légumes et fruits issus de l’agriculture biologique ont été traités sans pesticide, sans herbicide (aussi bien pour leur production que pour leur conservation). Or ce sont, pour la plupart, des substances chimiques donc non reconnues par le corps (on y revient) donc tout simplement dangereuses. Le glyphosate en est un bel exemple. Et à ceux qui me répondront qu’il peut y avoir des traces de ces produits dans les fruits et légumes du logo AB, je répondrai qu’il y en aura toujours moins que dans l’agriculture conventionnelle. L’Espagne s’est lancée dans l’agriculture biologique intensive et il faut fuir les produits en provenance de ce pays (que j’apprécie par ailleurs), surtout en hiver.

J’en profite pour préciser le fond de ma pensée : je trouve anormal qu’on dise « agriculture biologique ». On devrait inverser le paradigme et dire « agriculture chimiquée » au lieu d’agriculture conventionnelle. Ça ferait réfléchir les gens. La monoculture, les pesticides et toutes les techniques pour augmenter les rendements ont tellement appauvris les sols qu’il n’y a plus grand chose qui passe dans le légume ou le fruit. Il est quasi-mort, avant même d’être récolté.

L’agriculture bio respecte les sols qui apportent les nutriments aux fruits et légumes qui poussent dedans. Elle respecte la terre avec des techniques plus naturelles (utilisation de coccinelles pour tuer les pucerons, par exemple) qui ne viennent pas dénaturer les légumes. Généralement, les légumes bio ont plus de goût et sont remplis de bonnes choses : vitamines, minéraux, enzymes et anti-oxydants.

A l’heure où beaucoup de gens se demandent ce qu’ils peuvent faire pour notre planète, manger bio est déjà une réponse.

Et c’est quoi ça le raffinage? Pourquoi c’est pas bon?

Encore une fois, on s’est écarté de la nature. Une céréale c’est une graine (ou amande) et du son (ou l’enveloppe si vous préférez). Comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessous. Il y a aussi le germe qui contient les enzymes comme évoqué plus haut.

La graine c’est de l’amidon donc du sucre, le germe apporte des éléments nutritifs (protéines notamment) et des enzymes. Le son, quant à lui apporte des fibres qui sont indispensables comme on l’a vu plus haut. Or, pour des raison de simplification du traitement, on a commencé à retiré le son des céréales pour faire des préparations culinaires, des biscuits, du pain blanc, des pizza. Tout est dévitalisé, mortifié pour faciliter les processus industriels comme le stockage et le transport, entre autre. On a donc retiré un élément naturel et indispensable à l’équilibre nutritionnel (fibres, vitamines,…) de la céréale qui est dite « raffinée ». Encore une fois, on s’est éloigné de la nature.

Pour être très concret, le raffinage fait perdre, à peu près :

  •   100% de la vitamine A, E, B2 et les fibres
  •   75% du phosphore
  •   50% du calcium et du fer
  •   75% des vitamines B1, B3 et B6
  •   50% de la vitamine B5.

Pour info, les vitamines B sont essentielles aux mécanismes énergétique du corps en général et au système nerveux en particulier.

La céréale raffinée est donc carencée par nature et l’alimentation dont elle est l’origine le sera également. Elle provoquera également des pic de glycémie donc des troubles métaboliques, qui normalement sont contrebalancés par les fibres, absentes ici.

Dans les super-marchés, vous trouverez de la farine blanche (T45 à T80), semi-complète (T110), complète (T130) et intégrale (T150). Vous pourrez voir.

Un des intérêts du pain complet (au delà des aspects nutritionnels) c’est sa conservation : beaucoup plus longue d’une baguette de pain. Faites en l’expérience.

Concrètement, on fait quoi?

Vous revenez au brut, au naturel et au bon sens pour faire le plein des éléments dont votre corps à besoin pour vivre :

  • Vous achetez vos fruits et légumes (et tout ce que vous pouvez, en fonction de votre budget) en bio.
  • Vous traitez les produits le moins possible. Ça veut dire qu’on le laisse à l’état le plus naturel possible. On garde le son des céréales, on garde la peau des légumes et des fruits (pas les oranges quand même ;-)), des amandes, des noisettes,…On ne cuit pas trop fort et plus longtemps si nécessaire, idéalement à la vapeur.
  • Vous privilégiez les fruits entiers aux compotes. Idem pour les légumes frais aux conserves (si conserves, uniquement dans des pots en verre),…
  • Vous passez au pain semi-complet (au début), puis complet pour faire de cet aliment un vrai « plus » nutritionnel. On l’achète bio car sinon, il y a des pesticides dans le son. C’est un vrai geste santé de passer de la baguette à du pain complet.

L’alimentation c’est pas un geste automatique, c’est prendre soin de son corps. C’est un geste écologique, certains disent même spirituel. Je ne sais pas trop mais ce dont je suis persuadé c’est que prendre conscience de ce que propose l’industrie agro-alimentaire est nécessaire. Le pouvoir du consommateur est immense (voyez comme l’aplication Yuka a changé la façon de faire ses courses et faire réagir les industriels)!!!

Le lien entre alimentation bio et baisse de risque du cancer de l’ordre de 25% a notamment été publiée au JAMA Internal Medicine du 22 octobre 2018. Etude française de l’INRA et l’INSERM.

Par ailleurs, le lien entre alimentation transformées et risque de cancers a été établi par l’étude NutriNet-Santé en France en 2018.

Il ne s’agit pas de faire peur, il s’agit d’être informé pour agir en conséquence.

Encore merci de votre fidélité.

Laurent LE GOFF